Charpente traditionnelle : schéma et guide complet

Dans cet article

  • Une charpente traditionnelle se compose de fermes, pannes, chevrons et liteaux, chaque pièce ayant un rôle structurel précis
  • L’entraxe entre deux pannes varie généralement de 1,20 m à 1,80 m selon la section des chevrons et la charge de couverture
  • Le chêne et le douglas sont les essences les plus utilisées, avec des sections de ferme courantes de 15 × 30 cm à 20 × 40 cm
  • Un schéma de charpente traditionnelle détaillé permet de comprendre les assemblages et de dialoguer efficacement avec votre charpentier
  • Le coût moyen d’une charpente traditionnelle se situe entre 70 et 160 €/m² pose comprise, selon la complexité
  • Les DTU 31.1 et 31.2 encadrent la conception et la mise en œuvre des charpentes bois en France

Après quinze ans passés sur les chantiers du Maine-et-Loire, j’ai vu des dizaines de charpentes traditionnelles de près. Quand on intervient en ravalement ou en pose de charpente 1 pente sur parpaing, il faut comprendre la structure au-dessus de nos têtes. Un bon schéma de charpente traditionnelle est le point de départ de tout projet de construction ou de rénovation de toiture. C’est ce que je vous propose de décrypter ici, pièce par pièce, avec des données concrètes tirées de mon expérience terrain.

Comprendre le schéma d’une charpente traditionnelle

Un schéma charpente traditionnelle représente l’ossature complète qui soutient la couverture d’un bâtiment. Contrairement à une charpente industrielle faite de fermettes préfabriquées, la charpente traditionnelle repose sur des pièces de bois massif assemblées sur place par un charpentier qualifié. Chaque élément a un nom, une fonction et une position précise dans l’ensemble.

Quand je regarde un plan de charpente bois, je distingue toujours trois niveaux hiérarchiques dans la structure. Le premier niveau, ce sont les fermes : elles portent l’ensemble. Le deuxième niveau, ce sont les pannes : elles relient les fermes entre elles. Le troisième niveau, ce sont les chevrons et les liteaux : ils reçoivent directement la couverture. Ce principe de hiérarchie structurelle est fondamental pour lire n’importe quel charpente traditionnelle schéma.

Le ministère de la Transition écologique encourage d’ailleurs l’usage du bois en construction pour ses qualités environnementales, et la charpente traditionnelle reste la solution de référence pour les toitures à géométrie complexe ou les projets patrimoniaux.

Assemblage tenon-mortaise en cours de taille sur une pièce de chêne en atelier de charpente
Assemblage tenon-mortaise en cours de taille sur une pièce de chêne en atelier de charpente

Les éléments constitutifs d’une charpente traditionnelle

Pour bien lire un schéma de charpente, il faut connaître le vocabulaire. Voici les pièces principales que vous retrouverez sur tout plan de ferme charpente traditionnelle :

  • L’entrait : la pièce horizontale à la base de la ferme, qui repose sur les murs porteurs. Il reprend les efforts de poussée latérale et empêche l’écartement des murs.
  • Les arbalétriers : les deux pièces inclinées qui suivent la pente du toit. Ils transmettent le poids de la couverture vers l’entrait et les murs.
  • Le poinçon : la pièce verticale au centre de la ferme, reliant le sommet des arbalétriers à l’entrait. Il travaille en traction, pas en compression.
  • Les contrefiches : des pièces obliques qui renforcent la liaison entre le poinçon et les arbalétriers. Elles reprennent une partie de la flexion.
  • Les jambes de force : des pièces inclinées entre l’entrait et les arbalétriers, utilisées sur les grandes portées pour limiter la flexion de l’entrait.
  • La panne faîtière : la panne la plus haute, au sommet du toit, portée par les poinçons.
  • Les pannes intermédiaires (ou pannes courantes) : elles relient les fermes à mi-pente.
  • Les pannes sablières : les pannes basses, posées sur le haut des murs porteurs.
  • Les chevrons : des pièces de section plus fine, posées dans le sens de la pente sur les pannes.
  • Les liteaux (ou voliges) : des lattes clouées perpendiculairement sur les chevrons pour recevoir les tuiles ou ardoises.

Ce vocabulaire est normalisé dans le DTU 31.1 qui régit la conception des charpentes en bois massif. Je recommande toujours à mes clients de se familiariser avec ces termes avant de rencontrer leur charpentier : cela facilite énormément les échanges.

La ferme : pièce maîtresse du schéma de charpente

La ferme est le squelette transversal de la charpente. C’est elle qui définit la forme de la toiture. En 15 ans de métier, j’ai rencontré principalement quatre types de fermes sur les chantiers :

La ferme à entrait et poinçon : c’est la plus classique. Elle forme un triangle complet avec un entrait bas, deux arbalétriers et un poinçon central. Elle convient pour des portées de 6 à 10 mètres et laisse les combles libres. C’est le modèle que l’on retrouve sur la majorité des maisons individuelles du Maine-et-Loire.

La ferme à entrait retroussé : l’entrait est remonté pour dégager un volume habitable sous la charpente. La portée utile est réduite, mais le gain d’espace est considérable. C’est la configuration idéale pour aménager des combles.

La ferme sur blochet : l’entrait est remplacé par deux blochets courts ancrés dans les murs. Cette solution est moins performante mécaniquement, mais elle permet de créer des toitures à croupes ou des géométries plus complexes.

La ferme à la Mansart : avec son brisis et son terrasson, elle crée le fameux toit à la Mansart. Deux pentes différentes sur chaque versant permettent de maximiser le volume habitable. C’est un chef-d’œuvre de charpenterie que l’on voit souvent sur les bâtiments anciens.

Sur un schéma, l’espacement entre deux fermes principales varie de 3 à 5 mètres. Au-delà, il faut prévoir des fermes secondaires ou des pannes de section plus importante. Ce paramètre est déterminant pour le calcul de descente de charges, conformément aux règles de calcul du cadre réglementaire français accessible sur Légifrance.

Pannes, chevrons et liteaux : le réseau porteur secondaire

Pannes et chevrons d'une charpente traditionnelle en cours de levage sur chantier
Pannes et chevrons d’une charpente traditionnelle en cours de levage sur chantier

Une fois les fermes posées, on vient installer le réseau secondaire. C’est cette étape qui transforme le schéma en structure tridimensionnelle.

Les pannes sont les premières à être posées. Elles s’encastrent dans les fermes par des assemblages à tenon-mortaise ou par embrèvement. On distingue trois positions :

  • Panne faîtière : au sommet, section courante de 8 × 22 cm à 10 × 25 cm
  • Pannes intermédiaires : à mi-pente, section de 7 × 18 cm à 8 × 22 cm selon la portée
  • Pannes sablières : en bas de pente, posées sur un muret ou une lisse d’assise, section de 8 × 15 cm minimum

Les chevrons reposent sur les pannes dans le sens de la pente. Leur section standard est de 6 × 8 cm ou 8 × 10 cm, avec un entraxe de 40 à 60 cm. Ils sont fixés aux pannes par clouage ou par des connecteurs métalliques sur les chantiers récents.

Les liteaux sont cloués perpendiculairement sur les chevrons. Leur section est de 18 × 40 mm ou 25 × 50 mm pour des tuiles, avec un entraxe qui dépend du pureau de la couverture. Pour de l’ardoise, on utilise plutôt un voligeage jointif en planches de 18 mm.

Quand j’interviens en pose de gouttière, je vérifie toujours l’état des chevrons en débord de toiture. C’est souvent là que l’humidité fait le plus de dégâts, et un chevron dégradé compromet toute la rive.

Les assemblages en charpente traditionnelle

Ce qui distingue une vraie charpente traditionnelle d’une charpente industrielle, ce sont les assemblages bois-bois. Sur un schéma détaillé, chaque nœud d’assemblage est coté avec précision. Voici les principaux types que j’ai pu observer :

Le tenon-mortaise : le plus ancien et le plus noble. Une partie mâle (tenon) s’insère dans une cavité (mortaise). La liaison est verrouillée par une cheville en bois dur. C’est l’assemblage de référence pour les liaisons arbalétrier/entrait et poinçon/entrait. On le retrouve sur toutes les charpentes antérieures aux années 1970.

L’embrèvement : un encastrement oblique qui transmet les efforts de compression. Très utilisé pour la liaison arbalétrier/entrait, il permet de reprendre des charges importantes avec un usinage simple. La profondeur d’embrèvement ne doit pas dépasser le tiers de la hauteur de la pièce porteuse.

Le mi-bois : chaque pièce est entaillée de la moitié de son épaisseur. Simple mais affaiblissant, il est réservé aux liaisons secondaires comme les croisements de contreventement.

Les assemblages métalliques modernes : boulons, étriers, sabots et connecteurs à dents. Ils complètent ou remplacent les assemblages traditionnels sur les charpentes neuves. Plus rapides à mettre en œuvre, ils permettent aussi de reprendre des efforts de traction que le bois seul ne peut pas transmettre.

Sur les rénovations patrimoniales, je veille toujours à ce que le charpentier respecte les assemblages d’origine. Un tenon-mortaise bien exécuté en chêne peut durer plusieurs siècles, à condition que le bois reste protégé de l’humidité.

Comparatif des trois types de charpentes bois

On me demande souvent la différence entre charpente traditionnelle, charpente industrielle et charpente béton. Voici un tableau comparatif qui résume les caractéristiques principales. Ce comparatif vous aidera à comprendre pourquoi le choix du type de charpente influence tout le projet.

Critère Charpente traditionnelle Charpente industrielle (fermettes) Charpente en lamellé-collé
Matériau Bois massif (chêne, douglas, sapin) Résineux en petites sections assemblées Lamelles de bois collées sous pression
Portée maximale courante 10 à 12 m 8 à 12 m 20 m et plus
Combles aménageables Oui, naturellement Non (sauf fermettes aménageables) Oui, selon conception
Prix moyen pose comprise (€/m²) 70 à 160 € 40 à 80 € 100 à 200 €
Durée de mise en œuvre 5 à 15 jours 1 à 3 jours 3 à 10 jours
Souplesse architecturale Très élevée Limitée Élevée
Résistance au feu Bonne (sections massives) Faible (petites sections) Bonne
Norme de référence DTU 31.1 DTU 31.3 DTU 31.1 / EN 14080

La charpente traditionnelle reste le meilleur choix quand on souhaite aménager les combles ou quand le bâtiment présente une géométrie complexe (tourelles, croupes, noues multiples). C’est aussi la seule option acceptable pour la restauration du bâti ancien, où les règles des Architectes des Bâtiments de France imposent le respect des techniques d’origine.

Dimensionnement et entraxes : les règles à connaître

C’est la question que l’on me pose le plus souvent : quelle distance entre deux pannes ? La réponse dépend de plusieurs paramètres que je vais détailler.

L’entraxe des pannes dépend de la section des chevrons et de la charge de couverture. Pour des chevrons de 6 × 8 cm avec une couverture en tuiles (environ 45 kg/m²), l’entraxe maximal est de 1,30 m. Avec des chevrons de 8 × 10 cm, on peut monter à 1,80 m. En zone de neige (altitude supérieure à 900 m), ces valeurs sont réduites de 20 à 30 %.

L’entraxe des fermes conditionne la section des pannes. Voici les valeurs courantes :

Entraxe des fermes Section panne intermédiaire Section panne faîtière Couverture compatible
3,00 m 7 × 18 cm 8 × 20 cm Tuile, ardoise, zinc
3,50 m 8 × 20 cm 8 × 22 cm Tuile, ardoise, zinc
4,00 m 8 × 22 cm 10 × 25 cm Tuile, ardoise
4,50 m 10 × 25 cm 10 × 28 cm Tuile légère, ardoise
5,00 m 10 × 28 cm ou panne double 12 × 30 cm Sur étude spécifique

Ces valeurs sont indicatives et doivent être validées par un bureau d’études structure qui prendra en compte la zone de vent, la zone de neige, l’altitude et la pente du toit. En Maine-et-Loire, nous sommes en zone de vent 2 et zone de neige A1, ce qui correspond à des charges climatiques modérées.

Pour les chevrons, l’entraxe standard est de 40 cm pour l’ardoise (qui nécessite un voligeage) et de 50 à 60 cm pour la tuile. Ces valeurs sont conformes aux recommandations du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

Plan de charpente traditionnelle 2 pans : le cas le plus courant

Charpente traditionnelle 2 pans terminée sur une maison individuelle, pignon visible
Charpente traditionnelle 2 pans terminée sur une maison individuelle, pignon visible

Le plan de charpente traditionnelle 2 pans est de loin le plus répandu en maison individuelle. C’est le modèle que j’ai rencontré sur 80 % de mes chantiers. Voici comment se lit ce schéma, de bas en haut.

Au niveau des murs : les pannes sablières reposent sur le sommet des murs porteurs, généralement via un chaînage béton. Elles sont fixées par des tiges filetées scellées dans le béton, espacées de 1 à 1,50 m. C’est un point critique : un ancrage mal réalisé peut entraîner le soulèvement de la toiture sous l’effet du vent.

Les fermes reposent sur les murs de refend ou sur les murs porteurs par l’intermédiaire de l’entrait. En plan, elles apparaissent comme des lignes transversales à espacement régulier. Sur la coupe verticale, on voit le triangle complet avec toutes les pièces.

Les pannes apparaissent sur le plan comme des lignes longitudinales reliant les fermes. Sur un toit à deux pans symétriques avec une pente de 45°, on a généralement une faîtière, deux à trois pannes intermédiaires par versant et deux sablières.

Le contreventement est souvent oublié sur les schémas simplifiés, mais il est essentiel. Des liens de faîtage et des croix de Saint-André stabilisent la charpente dans le sens longitudinal. Sans eux, la structure pourrait basculer comme un château de cartes sous l’effet du vent.

Quand je travaille sur un ravalement de façade et que je dois installer un échafaudage MTK ou un échafaudage Craft, la connaissance du plan de charpente me permet de repérer les points d’ancrage possibles en toiture et d’anticiper les contraintes de débord.

Budget et coût d’une charpente traditionnelle

Le prix d’une charpente traditionnelle varie considérablement selon la complexité et le choix de l’essence. Voici les fourchettes que je constate régulièrement dans ma région :

  • Charpente simple 2 pans en sapin/épicéa : 70 à 100 €/m² de surface au sol, fourniture et pose
  • Charpente 2 pans en douglas : 90 à 130 €/m², le douglas étant naturellement résistant aux insectes
  • Charpente en chêne : 120 à 160 €/m², voire davantage pour du chêne de pays certifié
  • Charpente complexe (croupes, noues, lucarnes) : comptez un supplément de 30 à 50 % par rapport à une charpente simple

Pour une maison de 100 m² au sol avec une toiture 2 pans, le budget charpente traditionnelle en douglas se situe donc entre 9 000 et 13 000 € TTC. Ce prix inclut la fourniture, la taille en atelier, le levage et la pose.

N’oubliez pas de prévoir le budget pour l’isolation des combles, qui représente un poste complémentaire important. Pour un projet de rénovation, la dépose de l’ancienne charpente ajoute environ 15 à 25 €/m² au budget total. L’utilisation d’un échafaudage remorque peut aussi s’avérer nécessaire pour le levage des pièces lourdes.

Les erreurs à éviter sur un projet de charpente

En quinze ans de métier, j’ai vu des erreurs récurrentes qui coûtent cher. En voici les principales :

Négliger la ventilation : une charpente traditionnelle en bois massif doit respirer. Les entrées d’air en bas de pente et les sorties en faîtage sont indispensables pour évacuer l’humidité. J’ai vu des charpentes en chêne centenaires pourrir en moins de dix ans à cause d’une isolation mal posée qui bloquait la ventilation.

Sous-dimensionner les pannes : c’est tentant de réduire les sections pour économiser sur le bois, mais les conséquences sont graves. Une panne qui fléchit excessivement crée des ondulations dans la couverture et favorise les infiltrations. Le flèche admissible est de L/200 (soit 2 cm pour une portée de 4 m).

Oublier le traitement du bois : en classe d’emploi 2 (charpente abritée sous couverture), le bois doit être traité contre les insectes xylophages et les champignons. Un traitement par trempage ou autoclave est obligatoire pour les essences non durables comme le sapin ou l’épicéa.

Ignorer les descentes de charges : chaque modification de toiture (ajout d’une lucarne, passage d’une couverture ardoise à tuile béton) modifie les charges. Faites toujours vérifier la compatibilité de la charpente existante avant tout changement de couverture.

Choisir un artisan non qualifié : la charpente traditionnelle est un métier de compagnon. Exigez la qualification Qualibat 2112 (charpente traditionnelle) et vérifiez la garantie décennale. Un charpentier sérieux fournit toujours un plan de charpente coté avant le début des travaux. Pour la suite du chantier, notamment la pose de gouttière ou la mise en place de gouttières zinc, assurez-vous également de la qualification des intervenants.

À retenir

  • Exigez un plan de charpente coté avec tous les assemblages détaillés avant le démarrage du chantier
  • Respectez un entraxe de pannes de 1,20 à 1,80 m maximum selon la section des chevrons et la charge de couverture
  • Privilégiez le douglas ou le chêne pour leur durabilité naturelle ; le sapin nécessite un traitement obligatoire
  • Faites valider le dimensionnement par un bureau d’études structure, surtout en zone de neige ou de vent fort
  • Vérifiez la qualification Qualibat 2112 et la garantie décennale de votre charpentier avant de signer

Questions fréquentes


Quels sont les éléments d’une charpente traditionnelle ?

Une charpente traditionnelle se compose de fermes (entrait, arbalétriers, poinçon, contrefiches), de pannes (faîtière, intermédiaires, sablières), de chevrons posés dans le sens de la pente et de liteaux ou voliges qui reçoivent la couverture. Le contreventement (liens de faîtage, croix de Saint-André) complète l’ensemble pour assurer la stabilité longitudinale.

Quelle distance entre deux pannes de charpente ?

L’entraxe entre deux pannes varie de 1,20 m à 1,80 m selon la section des chevrons utilisés. Avec des chevrons de 6 × 8 cm, l’entraxe ne dépasse pas 1,30 m. Avec des chevrons de 8 × 10 cm, on peut atteindre 1,80 m. Ces valeurs doivent être réduites de 20 à 30 % en zone de neige importante.

Quels sont les 3 types de charpentes en bois ?

Les trois types principaux sont la charpente traditionnelle (bois massif assemblé sur site, combles aménageables), la charpente industrielle à fermettes (éléments préfabriqués en petites sections, combles perdus) et la charpente en lamellé-collé (lamelles de bois collées pour de grandes portées). Chaque type répond à des besoins architecturaux et budgétaires différents.

Comment lire un plan de charpente traditionnelle 2 pans ?

Un plan de charpente 2 pans se lit en deux vues complémentaires. La vue en plan montre les fermes (lignes transversales) et les pannes (lignes longitudinales) vues de dessus. La coupe verticale montre le triangle de la ferme avec toutes ses pièces : entrait, arbalétriers, poinçon et contrefiches. Chaque pièce est cotée en section et en longueur.

Quel est le prix d’une charpente traditionnelle au m² ?

Le prix d’une charpente traditionnelle varie de 70 à 160 €/m² de surface au sol, pose comprise. En sapin ou épicéa, comptez 70 à 100 €/m². En douglas, de 90 à 130 €/m². En chêne, de 120 à 160 €/m². Les charpentes complexes avec croupes ou lucarnes coûtent 30 à 50 % de plus qu’une charpente simple à deux pans.

Quelle essence de bois choisir pour une charpente traditionnelle ?

Le douglas est le meilleur rapport qualité-prix : naturellement résistant aux insectes et champignons, il ne nécessite pas de traitement en classe d’emploi 2. Le chêne offre une durabilité exceptionnelle mais coûte plus cher. Le sapin et l’épicéa sont économiques mais exigent un traitement obligatoire. Pour la restauration du bâti ancien, le chêne reste la référence.

Faut-il un permis de construire pour refaire une charpente ?

Le remplacement à l’identique d’une charpente ne nécessite qu’une déclaration préalable de travaux. En revanche, si la modification change l’aspect extérieur (rehausse, ajout de lucarnes, changement de pente), un permis de construire est requis. En zone protégée ou à proximité d’un monument historique, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France est obligatoire dans tous les cas.


Laurent Beaumont
Laurent Beaumont

Façadier pendant 15 ans dans le Maine-et-Loire, Laurent Beaumont partage sur rairies-facade.fr son expertise en ravalement de façade, isolation thermique par l'extérieur (ITE) et techniques d'enduit. Des guides pratiques avec les prix réels et les retours de chantier.