Dans cet article
- Le gousset de charpente est une pièce de liaison triangulaire ou rectangulaire qui renforce les assemblages entre éléments structurels
- En charpente bois, un gousset en contreplaqué de 12 à 22 mm d’épaisseur suffit pour la plupart des fermes industrielles
- Le gousset métallique en acier S235 ou S355 résiste à des efforts de traction pouvant dépasser 50 kN par boulon
- Le prix d’un gousset varie de 2 à 35 € pièce selon le matériau, l’épaisseur et les dimensions
- Un gousset mal dimensionné peut entraîner une rupture locale de l’assemblage et compromettre la stabilité de toute la toiture
- Les normes Eurocode 3 et Eurocode 5 encadrent le calcul et la mise en œuvre des goussets selon le matériau utilisé
Sommaire
- Définition : qu’est-ce qu’un gousset de charpente ?
- À quoi sert un gousset en charpente ? Les fonctions essentielles
- Gousset charpente bois vs gousset charpente métallique
- Les différents types de goussets et leurs applications
- Dimensionnement et pose d’un gousset de charpente
- Gousset de renfort : quand et pourquoi l’utiliser ?
- Prix et approvisionnement des goussets de charpente
- Erreurs courantes à éviter avec les goussets
En quinze ans de chantiers dans le Maine-et-Loire, j’ai vu des charpentes tenir des décennies sans broncher et d’autres montrer des signes de faiblesse en quelques années. La différence tient souvent à un élément discret mais fondamental : le gousset de charpente. Cette pièce de liaison, que beaucoup de particuliers ignorent, est pourtant la clé de voûte des assemblages structurels. Que vous rénoviez une toiture ancienne ou que vous fassiez construire, comprendre le rôle du gousset vous évitera bien des déconvenues. Je vous explique tout dans ce guide complet.
Définition : qu’est-ce qu’un gousset de charpente ?
Un gousset, dans le domaine de la construction, désigne une pièce plate, généralement de forme triangulaire ou rectangulaire, que l’on fixe à la jonction de deux ou plusieurs éléments de charpente. Son rôle premier est de solidariser ces éléments entre eux pour créer un assemblage rigide et durable.
Le terme « gousset » vient historiquement du vocabulaire textile : il désignait une petite pièce de tissu insérée sous les aisselles d’une chemise pour renforcer la couture et permettre le mouvement. Par analogie, le gousset de charpente vient renforcer un point de jonction soumis à des contraintes mécaniques. C’est une image que j’utilise souvent sur mes chantiers pour expliquer le concept aux clients, et elle fonctionne à chaque fois.
Concrètement, le gousset se présente sous forme d’une plaque que l’on vient boulonner, clouer ou souder (selon le matériau) de part et d’autre de l’assemblage. On le retrouve aussi bien en charpente bois qu’en charpente métallique, et même dans certaines structures en béton préfabriqué pour la liaison des éléments. Selon la définition technique de l’assemblage par gousset, il s’agit d’un organe de transmission des efforts entre membrures convergentes.
Si vous avez déjà observé une charpente traditionnelle, vous avez probablement vu ces pièces triangulaires en bois ou en métal aux angles des fermes. Ce sont des goussets.

À quoi sert un gousset en charpente ? Les fonctions essentielles
Le rôle du gousset ne se limite pas à « tenir deux pièces ensemble ». En réalité, ses fonctions sont multiples et toutes critiques pour la solidité de l’ouvrage.
Transmission des efforts
La fonction principale du gousset est d’assurer la transmission des efforts mécaniques d’un élément à un autre. Dans une ferme de charpente, les arbalétriers, l’entrait et le poinçon convergent en un même nœud. Sans gousset, les forces de compression, de traction et de cisaillement se concentrent sur un point minuscule, ce qui fragilise l’assemblage. Le gousset répartit ces efforts sur une surface bien plus grande, réduisant ainsi les contraintes locales.
Rigidification des nœuds
Un assemblage sans gousset peut se comporter comme une articulation, c’est-à-dire qu’il autorise une rotation relative entre les pièces. Le gousset transforme cette articulation en un nœud semi-rigide ou rigide, selon son dimensionnement. Cette rigidité est essentielle pour la stabilité globale de la charpente, surtout face aux efforts horizontaux comme le vent.
Résistance au soulèvement
Lors de tempêtes ou de vents violents, la toiture subit des efforts de soulèvement considérables. Les goussets, en solidarisant fermement les pièces entre elles, empêchent la désolidarisation des éléments et contribuent à maintenir l’intégrité de la couverture. J’ai personnellement constaté, après la tempête de 2010 en Loire-Atlantique, que les charpentes équipées de goussets correctement dimensionnés avaient beaucoup mieux résisté.
Simplification du montage
En charpente industrielle, les fermettes sont assemblées en atelier à l’aide de goussets métalliques dentés (connecteurs). Cela permet un montage rapide et standardisé sur le chantier, avec des coûts maîtrisés. Le gousset joue alors un rôle logistique autant que structurel.
Gousset charpente bois vs gousset charpente métallique
Le choix entre un gousset bois et un gousset métallique dépend du type de charpente, des efforts en jeu et du budget. Voici ce que mon expérience m’a appris sur ces deux familles.
Le gousset en charpente bois
En charpente bois traditionnelle, le gousset est souvent réalisé en contreplaqué structurel (classe 3 minimum pour résister à l’humidité) ou en bois massif. On le fixe par clouage, vissage ou boulonnage. Les épaisseurs courantes vont de 12 à 22 mm pour le contreplaqué. Pour les fermes industrielles (fermettes), on utilise des connecteurs métalliques à dents (type Gang-Nail) pressés dans le bois : ce sont techniquement des goussets métalliques, mais appliqués à une charpente bois.
Le contreplaqué présente l’avantage d’être léger, facile à découper sur mesure et économique. En revanche, il nécessite un nombre suffisant de fixations pour éviter le fendage du bois support. Si vous envisagez une rénovation de charpente bois, c’est un point que je vérifie systématiquement.
Le gousset en charpente métallique
En construction métallique, le gousset est une platine en acier (généralement S235 ou S355) soudée ou boulonnée aux profilés. Son épaisseur varie de 6 à 25 mm selon les efforts. C’est le domaine où le calcul de dimensionnement est le plus poussé, car les charges en jeu sont souvent très élevées. Les normes Eurocode 3 relatives aux structures en acier encadrent précisément le calcul des assemblages par goussets boulonnés et soudés.
Le gousset métallique offre une résistance mécanique supérieure à volume égal, mais il est plus lourd, nécessite un traitement anticorrosion (galvanisation ou peinture) et demande un savoir-faire spécifique pour la soudure. Sur les chantiers de charpente béton ou mixte, on retrouve souvent des platines de gousset intégrées en pied de poteau.
| Critère | Gousset charpente bois | Gousset charpente métallique |
|---|---|---|
| Matériau courant | Contreplaqué 12-22 mm, connecteurs dentés | Acier S235/S355, épaisseur 6-25 mm |
| Fixation | Clouage, vissage, boulonnage, pressage | Boulonnage HR, soudure |
| Résistance typique | 5 à 20 kN par assemblage | 30 à 150+ kN par assemblage |
| Prix unitaire indicatif | 2 à 8 € pièce | 8 à 35 € pièce |
| Traitement nécessaire | Classe d’emploi adaptée, traitement fongicide | Galvanisation ou peinture anticorrosion |
| Facilité de mise en œuvre | Accessible, outillage courant | Nécessite soudeur qualifié ou boulonnerie HR |
| Norme de référence | Eurocode 5 (NF EN 1995) | Eurocode 3 (NF EN 1993) |
Les différents types de goussets et leurs applications
Au fil de mes chantiers, j’ai travaillé avec plusieurs configurations de goussets. Voici les principaux types que vous rencontrerez.
Le gousset triangulaire
C’est la forme la plus classique. On le place à l’intersection de deux éléments formant un angle, typiquement entre un arbalétrier et un entrait, ou entre un poteau et une poutre. Sa forme triangulaire épouse naturellement l’angle et offre une excellente répartition des contraintes. En toiture, c’est le gousset que je recommande en priorité pour les nœuds de ferme.
Le gousset rectangulaire (platine)
Utilisé principalement en charpente métallique, il se présente sous forme d’une plaque rectangulaire sur laquelle viennent se boulonner les différentes membrures. On le retrouve notamment dans les assemblages de poutres treillis et les liaisons poteau-poutre. Le gousset rectangulaire facilite le positionnement des boulons en lignes régulières.
Le connecteur à dents (gousset industriel)
Spécifique aux fermettes industrielles en bois, ce gousset est une plaque métallique mince (environ 1 mm) dont la surface est hérissée de dents. On le presse mécaniquement dans le bois à l’aide d’une presse hydraulique en usine. C’est le système le plus répandu pour les maisons individuelles neuves. Chaque connecteur est dimensionné par le bureau d’études du fabricant de fermettes.
Le gousset de renfort (équerre)
Il ne s’agit pas d’un gousset d’assemblage à proprement parler, mais d’une pièce de renfort ajoutée a posteriori sur un assemblage existant jugé trop faible. On le retrouve souvent en rénovation, quand il faut consolider une charpente ancienne sans la démonter. C’est un cas que je rencontre régulièrement dans les bâtisses du Maine-et-Loire, où les charpentes en chêne de plus d’un siècle montrent parfois des signes de fatigue aux nœuds.

Dimensionnement et pose d’un gousset de charpente
Le dimensionnement d’un gousset n’est pas une affaire d’approximation. Un gousset trop petit ne remplira pas son rôle ; un gousset surdimensionné ajoutera du poids et du coût inutiles. Voici les principes que j’applique systématiquement.
Les paramètres de calcul
Pour dimensionner correctement un gousset, il faut connaître :
- Les efforts dans chaque membrure convergente (traction, compression, cisaillement)
- L’angle entre les membrures au niveau du nœud
- La résistance du matériau du gousset (limite élastique, résistance au cisaillement)
- Le nombre et le diamètre des fixations (boulons, vis, clous, soudures)
- Les distances aux bords et entre fixations (pinces)
En pratique, pour une charpente de maison individuelle, c’est le bureau d’études structure qui réalise ces calculs. Mais en tant que professionnel du bâtiment, je vérifie toujours que les goussets livrés sur chantier correspondent bien aux plans. J’ai déjà refusé des fermettes dont les connecteurs étaient mal positionnés.
Les règles de pose en charpente bois
Pour un gousset en contreplaqué sur une charpente traditionnelle, je respecte ces règles de base :
- Minimum 4 fixations par côté du gousset en contact avec une membrure
- Distance du bord du gousset au premier clou : au moins 3 fois le diamètre du clou
- Espacement entre clous : 10 à 14 fois le diamètre pour éviter le fendage
- Le gousset doit couvrir au moins 150 mm de chaque membrure de part et d’autre du nœud
- Poser des goussets des deux côtés de l’assemblage pour un effort symétrique
Les règles de pose en charpente métallique
En acier, les règles sont encore plus strictes. Le boulonnage doit respecter les classes de serrage (boulons HR 8.8 ou 10.9 généralement). La soudure doit être réalisée par un soudeur qualifié, avec un cordon de soudure dimensionné selon l’effort à reprendre. Les goussets soudés sont contrôlés visuellement et parfois par ressuage ou ultrasons sur les ouvrages importants.
Lorsque je travaille sur un chantier nécessitant un échafaudage pour accéder à la charpente, je m’assure toujours que l’accès est suffisant pour permettre un serrage correct des boulons. Un boulon mal serré sur un gousset, c’est un risque que je refuse de prendre.
Gousset de renfort : quand et pourquoi l’utiliser ?
Le gousset de renfort mérite une section à part entière, car c’est la situation que je rencontre le plus souvent chez les particuliers qui me contactent.
Les signes qui imposent un renfort
Voici les cas où j’interviens pour poser des goussets de renfort :
- Fissures visibles aux nœuds de la charpente (bois fendu, corrosion des fixations)
- Déformation anormale de la toiture visible depuis l’extérieur (flèche excessive, ondulation)
- Changement de couverture avec un matériau plus lourd (passage de tuiles mécaniques à des tuiles en terre cuite, par exemple)
- Aménagement des combles qui modifie la répartition des charges
- Dégâts d’insectes xylophages ayant affaibli les zones d’assemblage
Dans ces situations, le gousset de renfort permet de restaurer la capacité portante de l’assemblage sans démonter la charpente. C’est une solution économique et efficace, à condition d’être correctement dimensionnée. Pour l’accès en hauteur, un échafaudage adapté est souvent indispensable.
Comment renforcer un nœud existant
Ma méthode habituelle pour un renfort en charpente bois ancienne consiste à :
- Diagnostiquer l’état du bois autour du nœud (sondage, taux d’humidité)
- Traiter le bois si nécessaire (fongicide, insecticide)
- Découper un gousset en contreplaqué CTB-X ou en acier galvanisé aux dimensions calculées
- Percer les avant-trous pour éviter le fendage
- Fixer le gousset avec des tirefonds ou des boulons traversants, de chaque côté du nœud
- Vérifier l’aplomb et le serrage final
Cette opération prend en général 1 à 3 heures par nœud, selon l’accessibilité et l’état du bois.

Prix et approvisionnement des goussets de charpente
Le budget à prévoir pour des goussets de charpente dépend fortement du type, du matériau et de la quantité. Voici les fourchettes que je constate sur mes chantiers en 2024-2025.
| Type de gousset | Matériau | Prix unitaire indicatif | Usage principal |
|---|---|---|---|
| Connecteur à dents | Acier galvanisé 1 mm | 0,50 à 3 € | Fermettes industrielles (neuf) |
| Gousset contreplaqué | CTB-X 15-22 mm | 2 à 8 € | Charpente bois traditionnelle |
| Gousset acier plat | S235 galvanisé, 6-10 mm | 8 à 20 € | Renfort, liaison poteau-poutre |
| Gousset acier épais | S355, 12-25 mm | 15 à 35 € | Charpente métallique, gros œuvre |
| Gousset inox | 304 ou 316L | 25 à 60 € | Environnement corrosif, maritime |
Pour l’approvisionnement, les négoces en matériaux de construction (Point P, Chausson, Réseau Pro) proposent les modèles standards. Pour des goussets sur mesure en acier, je m’adresse à des ateliers de chaudronnerie ou des serruriers-métalliers locaux. En Maine-et-Loire, je travaille avec deux ateliers qui me fournissent des pièces découpées au laser avec une précision au dixième de millimètre.
Pour les connecteurs de fermettes, c’est le fabricant de la charpente industrielle qui les intègre directement. Le particulier n’a normalement pas à les acheter séparément. En revanche, pour un projet de rénovation impliquant un échafaudage de qualité, pensez à inclure le coût des goussets de renfort dans votre budget global.
Erreurs courantes à éviter avec les goussets
En quinze ans de métier, j’ai relevé des erreurs récurrentes qui compromettent l’efficacité des goussets. Je vous les liste pour que vous puissiez les repérer ou les éviter.
Sous-dimensionnement des fixations
C’est l’erreur numéro un. Un gousset peut être correctement dimensionné, mais si les boulons ou clous sont trop petits ou trop peu nombreux, l’assemblage cède par arrachement des fixations avant que le gousset n’atteigne sa limite. J’ai vu des charpentes où l’on avait posé de beaux goussets en acier de 10 mm fixés avec seulement deux vis à bois de 6 mm. C’est insuffisant.
Oubli du traitement anticorrosion
Un gousset en acier brut posé dans des combles mal ventilés va rouiller en quelques années. La corrosion réduit l’épaisseur efficace et donc la résistance. Exigez toujours une galvanisation à chaud ou au minimum une métallisation et une peinture anticorrosion. L’étanchéité de la toiture joue aussi un rôle crucial : une infiltration d’eau sur un gousset non protégé accélère considérablement la dégradation.
Gousset posé d’un seul côté
Pour un assemblage soumis à des efforts dans le plan de la charpente, un gousset posé sur une seule face crée une dissymétrie qui génère un moment de flexion parasite. Sauf cas particulier validé par un bureau d’études, posez toujours les goussets en paire, de chaque côté du nœud.
Perçage trop près du bord
En charpente bois, percer un trou trop près du bord de la pièce provoque un fendage quasi certain. Respectez la règle des 7 diamètres minimum depuis le bord chargé en traction pour le bois, et 1,5 diamètre pour l’acier. Cette erreur est malheureusement très fréquente chez les bricoleurs non avertis.
Utilisation d’un gousset inadapté au gousset toiture
Un gousset conçu pour un usage intérieur (contreplaqué non traité, acier non galvanisé) ne convient pas pour un gousset toiture exposé aux intempéries. Vérifiez toujours la classe d’emploi du matériau en fonction de l’exposition. Pour les charpentes apparentes ou les auvents, le choix du matériau est encore plus critique.
Si vous envisagez des travaux d’envergure sur votre toiture, n’hésitez pas à consulter notre guide sur la pose de gouttière pour compléter votre approche globale de la couverture.
À retenir
- Faites systématiquement valider le dimensionnement de vos goussets par un bureau d’études structure, même pour une simple rénovation
- En charpente bois, exigez un contreplaqué CTB-X classe 3 minimum et respectez les distances de perçage pour éviter le fendage
- En charpente métallique, imposez une galvanisation à chaud de tous les goussets et boulonnerie
- Posez toujours les goussets en paire (des deux côtés) sauf avis contraire du bureau d’études
- En rénovation, un gousset de renfort correctement posé peut prolonger la durée de vie d’une charpente de plusieurs décennies sans démontage
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un gousset en charpente ?
Un gousset en charpente est une pièce plate, triangulaire ou rectangulaire, fixée à la jonction de deux ou plusieurs éléments structurels (arbalétriers, entraits, poinçons, poteaux). Il sert à solidariser les pièces entre elles, à transmettre les efforts mécaniques et à rigidifier le nœud d’assemblage. On le trouve en bois (contreplaqué), en acier ou sous forme de connecteur à dents pour les fermettes industrielles.
Au sens large, un gousset désigne une pièce de renfort insérée à une jonction pour la consolider. Le terme vient du textile, où il désignait un triangle de tissu cousu sous l’aisselle d’une chemise. En construction, mécanique et même en plomberie, le gousset remplit la même fonction : renforcer un angle ou une liaison soumise à des contraintes. En charpente, il prend la forme d’une plaque rigide fixée au croisement des membrures.Qu’est-ce qu’un gousset au sens général ?
Le gousset remplit quatre fonctions principales : il transmet les efforts entre les membrures convergentes, il rigidifie le nœud pour empêcher la rotation relative des pièces, il répartit les contraintes sur une surface plus grande afin d’éviter les concentrations de charges, et il résiste au soulèvement de la toiture en cas de vent violent. Sans gousset, les assemblages seraient des points faibles de la charpente.Quel est le rôle exact du gousset dans une structure ?
En construction, un gousset se définit comme un organe d’assemblage sous forme de plaque, positionné au nœud de convergence de plusieurs éléments porteurs. Il permet de créer une liaison mécanique capable de reprendre les efforts de traction, compression et cisaillement transmis par les membrures. Sa géométrie (forme, épaisseur, dimensions) et ses fixations sont calculées selon les normes Eurocode en fonction des sollicitations de l’ouvrage.Quelle est la définition d’un gousset en construction ?
Techniquement, un bricoleur expérimenté peut poser un gousset de renfort en contreplaqué sur une charpente bois, à condition de respecter les règles de dimensionnement et de perçage. Cependant, je recommande vivement de faire appel à un charpentier ou un bureau d’études pour valider le choix du gousset, son positionnement et le nombre de fixations. Un gousset mal posé peut aggraver la situation en créant des efforts parasites. Pour les goussets métalliques soudés, l’intervention d’un professionnel qualifié est indispensable.Peut-on poser un gousset de renfort soi-même ?
L’équerre de charpente est un élément préformé en angle droit (en L), destiné à lier deux pièces perpendiculaires (sabot de solive, fixation murale). Le gousset est une plaque plate, généralement triangulaire, qui vient se plaquer sur les faces des pièces à leur point de convergence. Le gousset reprend des efforts plus importants et peut couvrir des angles variés, pas seulement 90°. En résumé, l’équerre est un accessoire de fixation standard ; le gousset est un élément structurel calculé.Quelle différence entre un gousset et une équerre de charpente ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Les fermettes industrielles utilisées dans les maisons neuves sont systématiquement assemblées avec des connecteurs à dents (goussets métalliques) en usine, conformément aux normes NF DTU 31.3. En charpente traditionnelle, les assemblages par tenon-mortaise peuvent se passer de goussets rapportés, mais les normes parasismiques et les zones ventées imposent souvent des renforts métalliques aux nœuds critiques. Consultez la réglementation construction sur Légifrance pour vérifier les obligations dans votre zone géographique.Le gousset est-il obligatoire sur une charpente de maison individuelle ?
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