Dans cet article
- La technique de pose bardage bois vertical repose sur un double lattage croisé (tasseaux horizontaux puis verticaux) pour garantir la ventilation
- L’entraxe recommandé entre les tasseaux porteurs est de 40 à 60 cm maximum selon l’épaisseur des lames
- Une lame d’air ventilée de 20 mm minimum est imposée par le DTU 41.2 pour éviter le pourrissement du bois
- La fixation par vis inox A2 de 5 × 50 mm reste le choix le plus fiable pour un bardage vertical durable
- Le coût moyen de la pose professionnelle se situe entre 60 et 120 €/m² fournitures comprises, selon l’essence choisie
- Un bardage vertical bien posé offre une durée de vie de 30 à 50 ans avec un entretien régulier tous les 5 à 10 ans
Sommaire
- Pourquoi choisir un bardage bois vertical ?
- Les principes fondamentaux de la technique de pose
- Matériaux et outils nécessaires
- Les étapes complètes de la pose bardage bois vertical
- Les différents types de montage vertical
- Visser ou clouer le bardage : le bon choix
- Les erreurs fréquentes à éviter
- Entretien et durabilité du bardage vertical
- Coût de la pose d’un bardage bois vertical
Après quinze ans passés sur les façades du Maine-et-Loire, je peux vous dire que la technique de pose bardage bois vertical est l’une des demandes qui revient le plus souvent sur mes chantiers. Et pour cause : le bardage vertical allonge visuellement la façade, évacue l’eau de pluie naturellement et donne un caractère contemporain à n’importe quelle maison. Mais attention, une pose approximative transforme vite un bel investissement en cauchemar. Je vous livre ici tout mon savoir-faire pour réussir cette pose dans les règles de l’art.
Pourquoi choisir un bardage bois vertical ?
Le bardage bois vertical n’est pas qu’un choix esthétique. En tant que façadier, je le recommande souvent pour des raisons très concrètes liées à la performance et à la longévité de l’ouvrage.
Le premier avantage, c’est l’écoulement naturel de l’eau. Les lames posées verticalement guident la pluie vers le bas sans créer de zones de stagnation. Sur les façades exposées ouest en Anjou, où les précipitations sont fréquentes, c’est un atout majeur. L’eau ne s’accumule pas dans les jonctions entre lames, contrairement à une pose horizontale du bardage bois où chaque recouvrement crée un point de rétention potentiel.
Visuellement, le bardage vertical élance la façade. Sur une maison de plain-pied, l’effet est saisissant : les lignes verticales donnent une impression de hauteur qui valorise le bâti. C’est d’ailleurs un parti pris architectural très présent dans les styles de maisons en bardage bois contemporains, du scandinave au néo-rural.
Sur le plan technique, la pose verticale permet aussi de travailler avec des lames courtes. Quand la hauteur de façade dépasse 4 mètres, on peut abouter les lames derrière un profilé de jonction sans compromettre l’esthétique. C’est bien plus discret qu’un aboutage horizontal visible sur toute la largeur de la façade.
Enfin, le bardage vertical offre une grande liberté de calepinage. On peut varier les largeurs de lames, alterner plein et claire-voie, jouer avec des couvre-joints décoratifs. Les possibilités de textures de bardage bois sont quasiment infinies.

Les principes fondamentaux de la technique de pose
Avant de toucher une seule lame, il faut comprendre les principes qui régissent toute la technique de pose bardage bois vertical. J’insiste toujours là-dessus auprès de mes apprentis : sans ces fondamentaux, même le plus beau bois du monde finira par se dégrader prématurément.
La ventilation : règle numéro un
Le DTU 41.2 (Document Technique Unifié qui encadre les revêtements extérieurs en bois) impose une lame d’air ventilée de 20 mm minimum entre le pare-pluie et le dos des lames de bardage. Cette lame d’air doit être ouverte en partie basse et en partie haute pour créer un tirage naturel. C’est cette circulation d’air qui évacue l’humidité et protège le bois de la pourriture. Si vous voulez approfondir les normes, j’ai rédigé un guide complet sur le bardage bois et le DTU.
Le double lattage croisé
Pour un bardage vertical, la structure porteuse doit être composée d’un double réseau de tasseaux. Le premier réseau, fixé directement sur le mur (ou sur l’ossature bois), est posé verticalement. Le second réseau se fixe horizontalement par-dessus. C’est sur ce second réseau horizontal que viendront se fixer les lames verticales. Ce croisement garantit à la fois la ventilation et un support mécanique solide.
Selon les textes réglementaires encadrant la construction, toute modification de façade impliquant un changement d’aspect est soumise à déclaration préalable. Pensez à vérifier auprès de votre mairie avant de démarrer.
La protection du support
Un pare-pluie HPV (Haute Perméabilité à la Vapeur d’eau) doit être posé sur le support avant tout lattage. Ce film laisse passer la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur tout en bloquant l’eau liquide venant de l’extérieur. C’est une barrière essentielle que je vois trop souvent négligée sur les chantiers en auto-construction.
Matériaux et outils nécessaires
Voici la liste complète que je prépare avant chaque chantier de bardage vertical. Rien de pire que de devoir interrompre la pose pour courir au négoce.
Les matériaux
- Lames de bardage : épaisseur minimum 18 mm, largeur courante 100 à 150 mm. Essences classiques : douglas, mélèze, red cedar, épicéa traité classe 3 ou 4
- Tasseaux de lattage : section 27 × 40 mm minimum (premier réseau vertical), puis 27 × 40 mm ou 40 × 40 mm (second réseau horizontal)
- Pare-pluie HPV : Sd ≤ 0,18 m, conforme au DTU 31.2
- Vis inox A2 : 5 × 50 mm pour la fixation des lames, 5 × 70 mm pour le lattage
- Grille anti-rongeurs : maille 5 à 10 mm en aluminium ou inox, à fixer en pied de bardage
- Profilés de finition : angles, jonctions, bavettes en aluminium laqué ou bois
Les outils indispensables
- Visseuse à chocs avec embout Torx T25
- Niveau laser ou niveau à bulle de 1,20 m
- Scie circulaire avec lame bois fin (48 dents minimum)
- Scie sauteuse pour les découpes autour des ouvertures
- Mètre, crayon, cordex
- Cales d’épaisseur (2 mm, 5 mm, 10 mm)
- Échafaudage ou plateforme de travail adaptée à la hauteur
| Essence de bois | Classe d’emploi | Durabilité naturelle | Prix indicatif (€/m²) | Entretien |
|---|---|---|---|---|
| Douglas | 3 | Bonne (15-25 ans) | 25 à 45 € | Tous les 5-8 ans |
| Mélèze | 3 | Très bonne (25-35 ans) | 35 à 55 € | Tous les 7-10 ans |
| Red Cedar | 3-4 | Excellente (30-50 ans) | 50 à 80 € | Tous les 8-12 ans |
| Épicéa traité autoclave | 3-4 | Bonne (15-25 ans) | 20 à 35 € | Tous les 4-6 ans |
| Pin thermotraité | 4 | Très bonne (25-40 ans) | 40 à 65 € | Tous les 8-10 ans |
Les étapes complètes de la pose bardage bois vertical
Voici le déroulé précis que je suis sur chaque chantier. Chaque étape conditionne la suivante, alors ne brûlez pas les phases.
Étape 1 : Préparation du support
Le mur doit être propre, sec et plan. Sur un parpaing ou une maçonnerie enduite, je vérifie la planéité avec une règle de 2 mètres. Les écarts supérieurs à 5 mm doivent être rattrapés avec des cales derrière les tasseaux. Sur une construction en parpaing, l’accrochage des chevilles est excellent. Sur un mur ancien en pierre, il faut repérer les zones friables et les consolider.
Étape 2 : Pose du pare-pluie
Le pare-pluie se pose horizontalement, de bas en haut, avec un recouvrement de 10 cm minimum entre les lés. Je l’agrafe tous les 15 cm sur les montants d’ossature ou directement sur le mur via des tasseaux provisoires. Le pare-pluie doit être tendu mais pas bridé ; il faut qu’il puisse accepter les mouvements du bâti sans se déchirer.
Étape 3 : Premier réseau de tasseaux (vertical)
Les tasseaux verticaux se fixent à travers le pare-pluie dans le support porteur. L’entraxe est de 60 cm maximum. J’utilise des chevilles à frapper de 8 × 80 mm dans le parpaing ou des tire-fonds de 8 × 100 mm dans l’ossature bois. Chaque tasseau doit être parfaitement d’aplomb. C’est le moment de rattraper les défauts de planéité avec des cales.
Étape 4 : Second réseau de tasseaux (horizontal)
Les tasseaux horizontaux se vissent perpendiculairement sur les tasseaux verticaux. L’entraxe dépend de l’épaisseur et de la largeur des lames :
- Lames de 18 mm d’épaisseur : entraxe 40 cm maximum
- Lames de 22 mm d’épaisseur : entraxe 50 cm maximum
- Lames de 28 mm d’épaisseur : entraxe 60 cm maximum
Ce réseau crée la lame d’air ventilée de 20 mm indispensable. En haut et en bas, je laisse l’espace ouvert pour la circulation de l’air, protégé par une grille anti-rongeurs.

Étape 5 : Pose des lames verticales
Je commence toujours par un angle de la façade. La première lame est cruciale : elle doit être parfaitement verticale (contrôle au niveau laser). Chaque lame est fixée par deux vis par point de croisement avec les tasseaux horizontaux. Les vis sont placées à 20 mm minimum du bord de la lame pour éviter le fendage.
Le jeu entre les lames dépend du type de montage choisi (j’y reviens dans la section suivante). Globalement, prévoyez un jeu de dilatation de 2 à 5 mm entre les lames selon l’essence et le taux d’humidité du bois à la pose.
Étape 6 : Finitions
Les angles rentrants et sortants reçoivent des profilés de finition en aluminium laqué ou des pièces d’angle en bois usinées. Les contours de fenêtres et portes sont habillés avec des bavettes et des tapées qui assurent l’étanchéité. En pied de bardage, la lame d’air est protégée par un profil de ventilation grillagé à 20 cm minimum du sol fini.
Les différents types de montage vertical
En quinze ans de métier, j’ai pratiqué les quatre grandes familles de montage vertical. Chacune a ses atouts et ses contraintes.
Le bardage vertical à recouvrement (ou à clin)
Les lames se chevauchent latéralement sur 15 à 25 mm. C’est la technique la plus étanche et la plus traditionnelle. On la retrouve beaucoup dans l’architecture rurale de l’Ouest. Le recouvrement crée un jeu d’ombre qui donne du relief à la façade. Pour les détails de la technique à recouvrement, le principe est identique à celui décrit dans mon article sur la pose de bardage bois horizontal, mais en orientant les lames à 90°.
Le bardage vertical à couvre-joint
Les lames sont posées bord à bord avec un espace de 5 à 10 mm entre elles. Un tasseau plus étroit (couvre-joint) vient recouvrir chaque jonction. C’est le montage que je recommande le plus souvent : il est esthétique, efficace contre les infiltrations et facilite le remplacement d’une lame endommagée. Le couvre-joint masque aussi les variations dimensionnelles du bois liées à l’hygrométrie.
Le bardage vertical à rainure et languette
Les lames s’emboîtent grâce à un profil usiné (rainure d’un côté, languette de l’autre). Le résultat est propre et régulier. Attention cependant : en cas de retrait du bois, des jours peuvent apparaître. Je conseille ce montage uniquement avec des essences stables dimensionnellement comme le red cedar ou le mélèze.
Le bardage vertical claire-voie
Les lames sont espacées de 10 à 40 mm, laissant voir un fond (souvent un pare-pluie noir). L’effet est résolument moderne. La pose est techniquement plus simple, mais il faut soigner l’aspect du fond visible. Selon les recommandations de l’ADEME sur l’isolation des murs, le bardage claire-voie peut tout à fait intégrer une isolation thermique par l’extérieur si le complexe isolant est correctement protégé.
| Type de montage | Étanchéité | Difficulté de pose | Esthétique | Remplacement lame |
|---|---|---|---|---|
| À recouvrement | Excellente | Moyenne | Traditionnelle | Moyen (démontage partiel) |
| À couvre-joint | Très bonne | Facile | Classique / moderne | Facile |
| Rainure-languette | Bonne | Exigeante | Lisse et épurée | Difficile |
| Claire-voie | Moyenne (fond visible) | Facile | Contemporaine | Très facile |
Visser ou clouer le bardage : le bon choix
C’est la question que me posent neuf clients sur dix. Et ma réponse est nette : pour un bardage vertical, je recommande la vis. Voici pourquoi.
La vis offre un maintien mécanique supérieur au clou. En cas de retrait du bois (ce qui arrive inévitablement avec les cycles humidité/sécheresse), le clou peut sortir progressivement de son logement. La vis, elle, reste en place grâce à son filetage. Sur un bardage vertical exposé au vent, c’est un avantage décisif.
En termes de visserie, j’utilise exclusivement des vis inox A2 à tête fraisée, embout Torx T25. Le Torx transmet bien mieux le couple de serrage que le Pozidrive, et l’inox A2 ne rouille pas. Pour les lames de 18 à 22 mm, une vis de 5 × 50 mm convient parfaitement. Pour les lames de 28 mm, passez à du 5 × 60 mm.
Le clouage reste acceptable dans certains cas précis : lames fines (moins de 15 mm), bardage temporaire ou bois très dur comme le red cedar où le risque de fendage à la vis est réel sans pré-perçage. Si vous optez pour le clou, choisissez des pointes inox annelées de 2,5 × 50 mm minimum, qui offrent une bien meilleure résistance à l’arrachement que les pointes lisses.
Un point important : quelle que soit la fixation choisie, ne vissez ou ne clouez jamais dans la languette d’un profil rainure-languette. La lame doit pouvoir se dilater librement. Fixez toujours dans la partie pleine, à 20 mm du bord.

Les erreurs fréquentes à éviter
En quinze ans, j’ai vu toutes les erreurs possibles, y compris sur des chantiers réalisés par des professionnels. Voici celles qui reviennent le plus souvent.
Oublier la lame d’air ventilée. C’est l’erreur fatale. Sans ventilation, l’humidité reste piégée derrière les lames. En deux à trois ans, le bois commence à noircir, les champignons s’installent et le bardage est bon à refaire. J’ai déjà repris des chantiers où le bois était littéralement en train de se décomposer parce que la lame d’air avait été obturée en pied de façade.
Négliger le traitement des abouts. Les extrémités des lames (surtout en pied) sont les zones les plus vulnérables. Le bois de bout absorbe l’eau comme une éponge. Il faut systématiquement appliquer un produit de traitement de bout (primaire hydrofuge) sur chaque coupe, même celles qui seront invisibles.
Utiliser de la visserie en acier zingué. Le zinc s’oxyde en quelques années. Les coulures de rouille strient alors la façade de traînées brunes inesthétiques et irréversibles. L’inox A2 est le strict minimum ; l’inox A4 est préférable en bord de mer.
Poser le bois trop humide. Le bois de bardage doit avoir un taux d’humidité inférieur à 18 % au moment de la pose. Au-delà, le retrait sera trop important et des jours apparaîtront entre les lames. J’utilise toujours un hygromètre à pointes pour vérifier avant de démarrer.
Oublier les jeux de dilatation. Le bois travaille. Il faut prévoir un jeu de 2 à 5 mm en largeur entre les lames et un jeu de 5 à 10 mm en longueur lors des aboutages. Sans ces jeux, les lames se déforment, gondolent ou se fendent sous la pression.
Fixer le bardage directement sur un mur sans lattage. Je vois encore des bricoleurs poser des lames directement sur le parpaing. C’est contraire au DTU et ça condamne le bois à pourrir en quelques années. Le double lattage n’est pas une option, c’est une obligation technique.
Entretien et durabilité du bardage vertical
Un bardage bois vertical correctement posé demande un entretien régulier mais simple. Contrairement à un ravalement de façade peinte, l’entretien du bardage bois se fait souvent soi-même.
Tous les 2 ans, inspectez visuellement l’ensemble du bardage. Vérifiez les points de fixation, l’état des joints et des bavettes, la propreté des grilles de ventilation en pied et en tête. Nettoyez le bardage au jet d’eau basse pression (jamais de karcher qui détruit les fibres du bois).
Tous les 5 à 10 ans (selon l’essence et l’exposition), appliquez un saturateur ou une lasure. Le saturateur pénètre dans le bois et le nourrit en profondeur. La lasure forme un film protecteur en surface. Mon choix personnel se porte sur le saturateur pour les essences nobles (mélèze, red cedar) et la lasure pour les essences traitées (pin, épicéa).
Si vous acceptez le grisaillement naturel du bois, l’entretien se limite au nettoyage bisannuel. Le gris argenté qui apparaît au fil des années est une patine protectrice (lignine oxydée) qui ne compromet en rien la solidité du bardage. C’est d’ailleurs une tendance architecturale très recherchée.
Pour les dégâts localisés (lame fendue, impact), l’avantage du bardage vertical à couvre-joint est de permettre le remplacement d’une seule lame sans démonter toute la façade. Il suffit de retirer le couvre-joint adjacent, dévisser la lame endommagée et poser la nouvelle.
Coût de la pose d’un bardage bois vertical
Soyons transparents sur les prix. En 2026, voici les fourchettes que je constate sur mes devis dans le Grand Ouest, et qui sont cohérentes avec ce qu’on observe au niveau national.
| Poste | Prix au m² (HT) | Remarques |
|---|---|---|
| Fourniture lames (essence moyenne) | 25 à 55 € | Douglas, mélèze, pin traité |
| Lattage + pare-pluie | 8 à 15 € | Tasseaux classe 2 + HPV |
| Visserie inox + finitions | 3 à 6 € | Vis, grilles, profilés alu |
| Main-d’œuvre pose | 30 à 50 € | Selon complexité, hauteur, accès |
| Échafaudage | 5 à 12 € | Location ou mise en place |
| Total fourni posé | 70 à 140 € | Hors ITE et dépose ancien revêtement |
Ces prix varient selon la région, la hauteur de façade et la complexité (nombre d’ouvertures, angles, décrochements). Pour une maison de 100 m² de façade à bardager, comptez un budget global de 7 000 à 14 000 € HT en fourni-posé. La TVA applicable est de 10 % en rénovation (logement de plus de 2 ans) et de 20 % en construction neuve.
Mon conseil : faites établir au moins trois devis par des artisans qualifiés RGE si le bardage intègre une isolation par l’extérieur. Cela vous ouvre droit aux aides de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et à MaPrimeRénov’, qui peuvent couvrir une partie significative du coût.
À retenir
- Respectez impérativement le double lattage croisé et la lame d’air de 20 mm pour la ventilation
- Choisissez des vis inox A2 Torx plutôt que des clous pour une tenue durable du bardage
- Vérifiez que le bois a un taux d’humidité inférieur à 18 % avant de commencer la pose
- Prévoyez un jeu de dilatation de 2 à 5 mm entre les lames pour absorber les mouvements du bois
- Faites établir 3 devis minimum et vérifiez la garantie décennale et le respect du DTU 41.2
Questions fréquentes
Comment poser un bardage vertical ?
La pose d’un bardage vertical nécessite un double lattage croisé : d’abord des tasseaux verticaux fixés au mur à travers le pare-pluie, puis des tasseaux horizontaux vissés par-dessus à un entraxe de 40 à 60 cm. Les lames se fixent ensuite verticalement sur les tasseaux horizontaux avec deux vis inox par point de croisement. Il faut commencer par un angle, vérifier l’aplomb de la première lame au niveau laser, puis progresser lame par lame en respectant un jeu de dilatation de 2 à 5 mm.
Quelle est la technique de pose d’un bardage en bois ?
La technique repose sur trois principes fondamentaux : un pare-pluie HPV posé sur le support, un lattage créant une lame d’air ventilée de 20 mm minimum (conformément au DTU 41.2), et la fixation des lames par vis inox ou pointes annelées. En pose verticale, le lattage est obligatoirement croisé (tasseaux verticaux puis horizontaux). En pose horizontale, un seul réseau de tasseaux verticaux suffit. Dans les deux cas, la ventilation en pied et en tête est indispensable pour la durabilité du bois.
Vaut-il mieux visser ou clouer le bardage ?
Pour un bardage vertical, la vis inox A2 à tête fraisée (5 × 50 mm, embout Torx T25) est le choix le plus fiable. Son filetage offre une résistance à l’arrachement bien supérieure au clou, ce qui est crucial sur des lames verticales soumises au vent. Le clouage avec des pointes inox annelées reste acceptable pour des lames fines (moins de 15 mm) ou du bois très dur comme le red cedar. Dans tous les cas, évitez absolument la visserie en acier zingué qui provoque des coulures de rouille sur la façade.
Quelles sont les étapes pour poser un bardage en bois ?
Les six étapes sont : 1) Préparation du support (nettoyage, vérification de la planéité), 2) Pose du pare-pluie HPV horizontalement de bas en haut avec 10 cm de recouvrement, 3) Fixation du premier réseau de tasseaux verticaux à 60 cm d’entraxe, 4) Fixation du second réseau de tasseaux horizontaux à 40-60 cm d’entraxe, 5) Pose des lames verticales en commençant par un angle avec contrôle d’aplomb, 6) Finitions avec profilés d’angle, bavettes autour des ouvertures et grille anti-rongeurs en pied.
Comment poser un bardage claire-voie vertical ?
Le bardage claire-voie vertical suit la même technique de double lattage que le bardage plein. La différence réside dans l’espacement entre les lames : on laisse un jour de 10 à 40 mm entre chaque lame. Comme le fond est visible, il faut soigner l’aspect du pare-pluie (choisir un modèle noir mat) et vérifier que les tasseaux horizontaux sont parfaitement alignés. Chaque lame reçoit deux vis par point de croisement. L’avantage est que le remplacement d’une lame endommagée est très simple puisqu’il n’y a pas de chevauchement.
Quelle longueur de vis pour un bardage bois ?
La longueur de vis doit permettre une pénétration d’au moins 22 mm dans le tasseau support après traversée de la lame. Pour des lames de 18-22 mm, utilisez des vis de 5 × 50 mm. Pour des lames de 28 mm, optez pour du 5 × 60 mm. Choisissez toujours de l’inox A2 minimum (A4 en bord de mer) avec un embout Torx T25. Pré-percez à 3 mm dans les bois durs pour éviter le fendage, et fixez à 20 mm minimum du bord de la lame.
Façadier pendant 15 ans dans le Maine-et-Loire, Laurent Beaumont partage sur rairies-facade.fr son expertise en ravalement de façade, isolation thermique par l'extérieur (ITE) et techniques d'enduit. Des guides pratiques avec les prix réels et les retours de chantier.