Dans cet article
- La pose d’un bardage bois horizontal nécessite un lattage vertical fixé sur une ossature conforme au DTU 41.2
- Le recouvrement entre lames à clin doit être d’au moins 25 mm pour garantir l’étanchéité
- Prévoyez un budget matériaux de 40 à 120 €/m² selon l’essence choisie (douglas, mélèze, red cedar)
- Une lame d’air ventilée de 20 mm minimum entre le pare-pluie et le bardage est obligatoire
- Un bricoleur expérimenté peut poser environ 8 à 12 m² par jour en travaillant seul
- Les fixations en inox A2 ou A4 sont indispensables pour éviter les coulures de rouille sur le bois
Sommaire
- Pourquoi choisir un bardage bois horizontal ?
- Matériaux et outils nécessaires
- Préparer le support et monter l’ossature
- Comment réaliser un liteau pour un bardage horizontal ?
- Qu’est-ce que la pose horizontale à clin et comment la réaliser ?
- Finitions et points singuliers
- Entretien et durabilité du bardage bois
- Erreurs fréquentes à éviter
- Comparatif des essences de bois pour bardage
Après quinze ans à poser des bardages sur les maisons du Maine-et-Loire, je peux vous affirmer que la pose d’un bardage bois horizontal est un projet tout à fait réalisable pour un bricoleur motivé. J’ai vu des propriétaires transformer complètement leur façade en un week-end prolongé, à condition de respecter quelques règles essentielles. Dans ce guide, je vous livre toutes les étapes que j’applique moi-même sur mes chantiers, du choix du bois jusqu’aux finitions.
Que vous souhaitiez habiller un pignon, rénover une façade vieillissante ou simplement donner du cachet à votre maison, le bardage horizontal en bois reste l’une des solutions les plus élégantes et accessibles. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la pose horizontale est plus simple que la pose verticale pour un débutant, car elle pardonne mieux les petites imprécisions de niveau.
Pourquoi choisir un bardage bois horizontal ?

Le bardage horizontal offre une esthétique très différente du bardage vertical. Visuellement, il élargit la façade et donne une impression de volume, un peu comme les rayures horizontales sur un vêtement. C’est un choix particulièrement judicieux sur les maisons étroites ou à étage, car il rééquilibre les proportions.
Sur le plan technique, la pose horizontale présente un avantage majeur : l’eau de pluie s’écoule naturellement le long des lames grâce au recouvrement. Le principe est simple, chaque lame supérieure chevauche la lame inférieure, créant ainsi une protection naturelle contre les infiltrations. C’est le même principe que les tuiles d’un toit.
Dans quel sens poser du bardage bois ? La question revient souvent sur mes chantiers. La réponse dépend de trois facteurs : l’esthétique souhaitée, la configuration de la façade et l’exposition aux intempéries. L’horizontal convient parfaitement aux façades bien protégées par un débord de toiture. Pour les façades très exposées au vent de pluie, la pose verticale peut offrir un meilleur écoulement. Dans tous les cas, le DTU 41.2 encadre les deux configurations.
Le bardage horizontal se décline en plusieurs profils : à clin (ou à recouvrement), à emboîtement (rainure et languette), ou à claire-voie. Chaque profil a ses spécificités de pose que je détaillerai plus loin. Pour un projet intérieur, sachez que la pose de bardage bois horizontal en intérieur suit les mêmes principes de lattage, mais sans les contraintes d’étanchéité et de ventilation.
Matériaux et outils nécessaires
Avant de commencer, rassemblez tout le matériel. Rien de pire que de devoir interrompre un chantier parce qu’il manque une boîte de vis. Voici la liste complète que je fournis à mes clients quand ils souhaitent réaliser la pose eux-mêmes.
Matériaux :
- Lames de bardage bois (prévoir 10 % de chutes en supplément)
- Tasseaux ou chevrons pour l’ossature (section 45 x 22 mm ou 27 x 40 mm selon la configuration)
- Pare-pluie HPV (haute perméabilité à la vapeur d’eau), conforme au DTU 31.2 relatif aux constructions à ossature bois
- Vis inox A2 (ou A4 en bord de mer), diamètre 4 à 5 mm
- Grille anti-rongeurs en aluminium ou inox
- Profilés d’angle (aluminium laqué ou bois)
- Saturateur ou lasure de finition
Outils :
- Niveau laser ou niveau à bulle de 1,20 m
- Visseuse-dévisseuse avec embouts adaptés
- Scie circulaire ou scie à onglet
- Mètre, crayon, cordeau à tracer
- Perceuse à percussion (pour les fixations dans la maçonnerie)
- Échafaudage ou échelle sécurisée (pensez à consulter les solutions d’échafaudage adaptées)
Pour le choix de l’essence, je recommande systématiquement le douglas ou le mélèze à mes clients en Maine-et-Loire. Ces bois résineux offrent une excellente durabilité naturelle (classe 3) sans traitement autoclave. Le red cedar est magnifique mais son prix est presque trois fois supérieur. Vous trouverez un panorama complet des rendus possibles dans notre guide sur les textures de bardage bois.
Préparer le support et monter l’ossature
La préparation du support est l’étape que les bricoleurs négligent le plus, et c’est justement celle qui conditionne la réussite de tout le projet. J’ai refait des bardages entiers parce que l’ossature avait été posée à la va-vite. Prenez le temps de bien faire cette étape.
Comment poser le bardage extérieur en bois ? La première chose à vérifier, c’est l’état du mur support. Il doit être sain, sans fissures actives ni remontées capillaires. Si votre façade présente des défauts importants, un ravalement préalable peut s’avérer nécessaire.
Ensuite, la pose du pare-pluie est indispensable sur mur maçonné. Ce film se déroule horizontalement, de bas en haut, avec un recouvrement de 10 cm entre les lés. Agrafez-le directement sur le mur ou sur l’isolant si vous optez pour une isolation thermique par l’extérieur. Le pare-pluie doit impérativement être de type HPV pour laisser la vapeur d’eau s’échapper de l’intérieur vers l’extérieur.
Pour l’ossature primaire, fixez des chevrons verticaux directement dans le mur à l’aide de chevilles à frapper ou de tirefonds. L’entraxe standard est de 60 cm, mais je le réduis à 40 cm sur les façades très exposées au vent. Vérifiez l’aplomb de chaque chevron au niveau : c’est cette ossature qui déterminera la planéité finale de votre bardage.
Un point crucial que beaucoup oublient : il faut ménager une lame d’air de 20 mm minimum entre le pare-pluie et la face arrière du bardage. Cette ventilation est non négociable selon le DTU 41.2. Sans elle, l’humidité stagne et le bois pourrit en quelques années. C’est la raison pour laquelle on utilise des tasseaux d’épaisseur suffisante pour créer ce vide d’air.
Comment réaliser un liteau pour un bardage horizontal ?

Le lattage (ou littelage) est la structure secondaire qui reçoit directement les lames de bardage. Pour un bardage horizontal, les liteaux sont toujours posés verticalement, perpendiculairement aux lames. C’est un principe de base, mais je vois encore des erreurs sur ce point.
Les liteaux se fixent sur l’ossature primaire (les chevrons). Utilisez des tasseaux de section 27 x 40 mm ou 25 x 38 mm en bois traité classe 2. L’entraxe entre les liteaux dépend du profil et de l’épaisseur de vos lames :
- Lames épaisseur 18 à 21 mm : entraxe 40 cm maximum
- Lames épaisseur 22 à 28 mm : entraxe 60 cm maximum
Voici comment je procède concrètement sur mes chantiers :
- Tracez un trait vertical au cordeau à chaque emplacement de liteau
- Pré-percez les liteaux tous les 40 cm pour éviter le fendage
- Fixez chaque liteau avec des vis inox de 5 x 50 mm minimum, en traversant le pare-pluie et en s’ancrant d’au moins 30 mm dans le chevron
- Vérifiez l’aplomb de chaque liteau avec le niveau
- Aux jonctions de liteaux, laissez un jeu de 5 mm pour permettre la dilatation
Astuce de façadier : posez un liteau supplémentaire de chaque côté des ouvertures (fenêtres, portes) et dans chaque angle du bâtiment. Ces zones concentrent les efforts mécaniques et nécessitent des points de fixation rapprochés. Les liteaux doivent être calés pour rattraper les irrégularités du mur, sinon votre bardage suivra les défauts de la maçonnerie.
En bas de façade, installez une grille anti-rongeurs sur toute la largeur. Cette grille en aluminium perforé permet la circulation de l’air tout en empêchant les insectes et petits animaux de s’installer derrière le bardage. Fixez-la au niveau du liteau le plus bas, à au moins 20 cm du sol fini selon les prescriptions du DTU.
Qu’est-ce que la pose horizontale à clin et comment la réaliser ?
La pose à clin, aussi appelée pose à recouvrement ou pose « à l’américaine », est la technique la plus courante pour un bardage bois horizontal. Le principe est simple : chaque lame recouvre partiellement la lame inférieure, créant un relief en escalier qui assure l’étanchéité à l’eau.
Contrairement à la pose à emboîtement (rainure-languette) où les lames s’encastrent les unes dans les autres, la pose bardage bois horizontal à recouvrement utilise des lames biseautées ou des planches de section rectangulaire. La lame supérieure chevauche la lame du dessous d’au moins 25 mm. Ce recouvrement empêche l’eau de s’infiltrer par capillarité entre les lames.
Voici les étapes de pose que j’applique systématiquement :
- Posez la lame de départ : fixez un tasseau de départ (épaisseur 10 à 15 mm) en bas de façade pour donner l’inclinaison correcte à la première lame. Cette première lame se pose à au moins 20 cm du sol.
- Nivelez la première lame : utilisez le niveau laser pour tracer une ligne parfaitement horizontale. La première lame conditionne toutes les suivantes ; une erreur de 2 mm ici peut donner 2 cm de décalage en haut de façade.
- Fixez chaque lame : vissez dans la partie supérieure de la lame, à environ 20 mm du bord haut. La vis doit traverser uniquement la lame en cours, pas celle du dessous. Cela permet au bois de travailler librement sans se fendre.
- Avancez de bas en haut : posez chaque nouvelle lame en chevauchant la précédente du recouvrement prévu (25 mm minimum).
- Vérifiez le niveau toutes les 4 à 5 lames : un contrôle régulier évite l’accumulation de petites erreurs.
Pour les jonctions en bout de lames, décalez les joints d’au moins deux rangs et positionnez-les toujours sur un liteau. Laissez un jeu de 2 à 3 mm entre les abouts pour la dilatation du bois. Certains poseurs utilisent un profil de jonction en aluminium, mais personnellement je préfère le joint ouvert avec un pare-pluie bien posé dessous : c’est plus discret et tout aussi efficace.
Si vous envisagez une alternative au bois naturel, le bardage PVC extérieur offre un entretien réduit, tandis que le parement de pierre apporte un tout autre caractère à votre façade.
Finitions et points singuliers
Les finitions font la différence entre un bardage d’amateur et un travail professionnel. Sur mes chantiers, je consacre presque autant de temps aux finitions qu’à la pose des lames elles-mêmes.
Les angles sortants se traitent de deux façons : soit avec un profilé d’angle en aluminium laqué (plus propre, plus rapide), soit avec des coupes à 45° sur les lames (plus esthétique, mais exige une scie à onglet précise). Pour un premier projet, je vous conseille le profilé ; la coupe à 45° demande de l’expérience.
Les angles rentrants sont plus simples : un tasseau d’angle de 40 x 40 mm posé dans le creux suffit. Les lames viennent buter contre ce tasseau avec un jeu de 3 mm comblé par un joint souple.
Le tour des ouvertures (fenêtres, portes) mérite une attention particulière. Posez un bavette en zinc ou aluminium au-dessus de chaque menuiserie pour dévier l’eau de ruissellement. Les coupes des lames autour des ouvertures doivent être nettes et traitées avec un saturateur sur les chants coupés pour limiter les reprises d’humidité.
En haut de façade, sous le débord de toiture, la dernière lame se fixe avec une vis apparente puisque la lame suivante ne viendra pas la masquer. Posez un ventilateur de faîtage ou laissez un espace de 20 mm sous la couverture pour permettre la sortie d’air de la lame de ventilation. Selon les recommandations de l’ADEME sur l’isolation des murs, cette ventilation contribue aussi à la performance thermique globale de l’enveloppe.
Entretien et durabilité du bardage bois
Un bardage bois bien posé et correctement entretenu dure facilement 30 à 50 ans. Mais « correctement entretenu » ne veut pas dire qu’il faut y passer ses week-ends. Voici ce que je recommande à mes clients.
La première année, le bois va naturellement griser sous l’effet des UV. C’est un phénomène esthétique, pas un signe de dégradation. Si le grisaillement vous déplaît, appliquez un saturateur tous les 2 à 3 ans. Un saturateur pénètre dans le bois sans former de film en surface, ce qui évite l’écaillage. Les lasures et peintures nécessitent un ponçage avant chaque nouvelle couche, ce qui alourdit considérablement l’entretien.
Vérifiez annuellement les points suivants :
- État de la grille anti-rongeurs en pied de bardage
- Absence de mousse ou de lichen (nettoyez au jet basse pression si nécessaire)
- Bon état des joints autour des ouvertures
- Fixations desserrées ou lames voilées
Pour les maisons entièrement habillées de bardage bois, je conseille un contrôle plus poussé tous les 5 ans, idéalement par un professionnel qui vérifiera l’état du pare-pluie et de la ventilation derrière le bardage. Prévenir un problème coûte toujours moins cher que le réparer.
Erreurs fréquentes à éviter

En quinze ans de métier, j’ai identifié les erreurs récurrentes qui transforment un beau projet en cauchemar. Voici mon top 7 des pièges à éviter absolument.
- Négliger la ventilation : c’est l’erreur numéro un. Sans lame d’air de 20 mm, le bois gondole et pourrit en 3 à 5 ans. J’ai vu des bardages entiers à refaire à cause de cette négligence.
- Utiliser des vis galvanisées au lieu d’inox : les vis galvanisées rouillent en quelques années et laissent des traînées noires sur le bois. L’économie initiale (environ 15 €) ne vaut pas le résultat.
- Oublier le tasseau de départ : sans lui, la première lame est verticale au lieu d’être inclinée, et l’eau stagne au lieu de s’écouler.
- Poser les lames trop serrées : le bois gonfle et se rétracte selon l’humidité. Sans jeu de dilatation (2 à 3 mm en bout), les lames se soulèvent ou se fendent.
- Fixer la vis à travers deux lames : en pose à clin, la vis ne doit traverser qu’une seule lame. Si elle bloque les deux lames ensemble, le bois ne peut plus travailler et se fend.
- Ne pas traiter les chants coupés : chaque coupe expose le bois brut à l’humidité. Un coup de saturateur sur les chants prend 10 secondes et prolonge la durée de vie de plusieurs années.
- Commencer sans vérifier le niveau : une première lame posée avec 3 mm de faux niveau donne un décalage visible à l’œil nu au bout de 10 rangs.
Si vous souhaitez approfondir les normes applicables, consultez notre article dédié au DTU bardage bois. La norme DTU 41.2 détaille toutes les prescriptions de mise en œuvre, des entraxes de fixation au dimensionnement des lames d’air.
Comparatif des essences de bois pour bardage
Le choix de l’essence influence directement la durabilité, l’entretien et le coût de votre projet. Voici le comparatif que j’utilise pour conseiller mes clients, basé sur les classifications de durabilité du FCBA (Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement).
| Essence | Classe d’emploi | Durabilité naturelle | Prix moyen (€/m²) | Entretien | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|
| Douglas | Classe 3 | Bonne (30 ans+) | 25 à 45 € | Saturateur tous les 3 ans | Excellent rapport qualité/prix, bois local |
| Mélèze | Classe 3 | Très bonne (40 ans+) | 35 à 55 € | Saturateur tous les 3 ans | Très dense, grise uniformément |
| Red Cedar | Classe 3-4 | Excellente (50 ans+) | 60 à 120 € | Faible (grisaillement) | Léger, stable, mais importé |
| Épicéa traité | Classe 3 (traité) | Moyenne (20 ans) | 15 à 30 € | Saturateur tous les 2 ans | Économique, nécessite traitement autoclave |
| Pin traité | Classe 3 (traité) | Moyenne (20 ans) | 18 à 35 € | Saturateur tous les 2 ans | Disponible partout, verdâtre au départ |
| Bois composite | Classe 4 | Très bonne (25 ans+) | 50 à 100 € | Quasi nul | Pas de grisaillement, aspect moins naturel |
Mon choix personnel va systématiquement vers le douglas français. C’est un bois local (souvent issu du Massif Central), durable sans traitement chimique, et son prix reste raisonnable. Il grise joliment avec le temps et donne un aspect authentique que les bois exotiques ou composites ne reproduisent pas. Pour un bardage extérieur horizontal exposé aux intempéries, évitez les essences qui nécessitent un traitement autoclave : elles verdissent et l’entretien est plus contraignant.
Si le bois naturel ne vous convient pas, le bardage bois vertical ou horizontal en composite constitue une alternative intéressante, surtout pour les façades difficiles d’accès où l’entretien serait compliqué. Mais perdez pas de vue que le composite coûte deux à trois fois plus cher à l’achat.
À retenir
- Posez toujours les liteaux verticalement pour un bardage horizontal, avec un entraxe de 40 à 60 cm selon l’épaisseur des lames
- Respectez un recouvrement de 25 mm minimum en pose à clin pour garantir l’étanchéité
- Ménagez une lame d’air de 20 mm entre pare-pluie et bardage : c’est la clé de la longévité
- Utilisez exclusivement des vis inox A2 (ou A4 en zone littorale) pour éviter les coulures de rouille
- Traitez systématiquement les chants coupés au saturateur avant la pose de chaque lame
Questions fréquentes
Comment poser le bardage extérieur en bois ?
La pose d’un bardage extérieur en bois commence par la vérification du support et la pose d’un pare-pluie HPV. Ensuite, montez une ossature en chevrons verticaux fixés dans le mur (entraxe 60 cm), puis un lattage qui crée la lame d’air de ventilation de 20 mm. Les lames se posent de bas en haut, en commençant par un tasseau de départ qui donne l’inclinaison correcte à la première lame. Chaque lame est vissée avec des vis inox dans les liteaux, en respectant les règles de recouvrement ou d’emboîtement selon le profil choisi.
Comment réaliser un liteau pour un bardage horizontal ?
Les liteaux pour un bardage horizontal se posent verticalement, perpendiculairement aux lames. Utilisez des tasseaux de section 27 x 40 mm en bois traité classe 2, fixés sur l’ossature primaire avec des vis inox de 5 x 50 mm. L’entraxe varie de 40 cm (lames fines de 18 à 21 mm) à 60 cm (lames épaisses de 22 à 28 mm). Ajoutez un liteau supplémentaire de chaque côté des ouvertures et dans les angles du bâtiment.
Qu’est-ce que la pose horizontale à clin ?
La pose à clin (ou pose à recouvrement) est une technique où chaque lame de bardage chevauche la lame inférieure d’au moins 25 mm. Ce recouvrement crée un effet d’escalier qui assure naturellement l’étanchéité à l’eau de pluie. Contrairement à la pose à emboîtement (rainure-languette), les lames à clin sont généralement biseautées ou de section rectangulaire simple. C’est la méthode la plus répandue pour le bardage horizontal, appréciée pour sa simplicité de mise en œuvre et son esthétique traditionnelle.
Dans quel sens poser du bardage bois ?
Le choix entre pose horizontale et verticale dépend de l’esthétique souhaitée, de la configuration de la façade et de l’exposition aux intempéries. L’horizontal élargit visuellement la façade et convient bien aux maisons étroites. Le vertical allonge la silhouette et favorise l’écoulement de l’eau sur les façades très exposées. Dans tous les cas, le lattage doit être perpendiculaire aux lames : liteaux verticaux pour bardage horizontal, liteaux horizontaux pour bardage vertical. Le DTU 41.2 encadre les deux configurations.
Quelle est la norme DTU pour la pose de bardage en bois ?
La norme de référence est le DTU 41.2 « Revêtements extérieurs en bois ». Elle définit les règles de mise en œuvre : dimensionnement de la lame d’air (20 mm minimum), entraxe des fixations, hauteur minimale par rapport au sol (20 cm), traitement des points singuliers (angles, ouvertures, jonctions). Cette norme est complétée par le DTU 31.2 pour les constructions à ossature bois. Le respect de ces normes conditionne la garantie décennale de l’ouvrage.
Quel est le coût moyen de la pose d’un bardage bois horizontal ?
Le coût total (fourniture et pose) d’un bardage bois horizontal varie de 60 à 200 €/m² selon l’essence choisie et la complexité du chantier. En fourniture seule, comptez 15 à 45 € pour du pin ou épicéa traité, 25 à 55 € pour du douglas ou mélèze, et 60 à 120 € pour du red cedar. La main-d’œuvre professionnelle représente 30 à 60 €/m² supplémentaires. En réalisant la pose vous-même, vous économisez environ 40 % du budget total.
Façadier pendant 15 ans dans le Maine-et-Loire, Laurent Beaumont partage sur rairies-facade.fr son expertise en ravalement de façade, isolation thermique par l'extérieur (ITE) et techniques d'enduit. Des guides pratiques avec les prix réels et les retours de chantier.