Un ravalement de façade en copropriété coûte en moyenne 40 à 110 €/m² de surface traitée, et la facture totale d’un immeuble de quatre étages dépasse souvent les 80 000 €. Avant même de choisir un enduit ou un échafaudage, c’est la question de la répartition des charges entre copropriétaires qui cristallise les tensions. Qui paie quoi, selon quels tantièmes, avec quel calendrier d’appels de fonds ? Voici le cadre juridique, les règles de vote en assemblée générale et les solutions concrètes pour que le chantier se déroule sans conflit financier.
Dans cet article
- Le ravalement en copropriété se vote à la majorité absolue (article 25) ou à la majorité simple selon la nature des travaux
- La répartition des charges suit les tantièmes du règlement de copropriété, sauf clause spéciale pour les bâtiments multiples
- Les appels de fonds peuvent s’étaler sur 12 à 36 mois avant le début du chantier grâce au fonds travaux
- Le coût moyen d’un ravalement complet se situe entre 40 et 110 €/m² selon la technique et l’état du support
- Un copropriétaire en difficulté peut demander un échelonnement ou un prêt collectif voté en AG
- L’obligation légale de ravalement tous les 10 ans s’applique dans certaines communes sur arrêté préfectoral
Sommaire
- L’obligation légale de ravalement en copropriété
- Le vote en assemblée générale : quelle majorité appliquer
- Répartition des charges : tantièmes, clés de répartition et cas particuliers
- Appels de fonds : calendrier, échelonnement et fonds travaux
- Coût d’un ravalement en copropriété : les chiffres par poste
- Copropriétaire qui ne peut pas payer : les solutions existantes
- Déroulement du chantier et suivi par le syndic
- Locataire ou propriétaire : qui supporte la charge du ravalement
L’obligation légale de ravalement en copropriété
Le Code de la construction et de l’habitation (article L132-1) impose aux propriétaires de maintenir les façades en bon état de propreté. Dans les communes où un arrêté préfectoral le prévoit, cette obligation se traduit par un ravalement obligatoire tous les 10 ans. Paris, Lyon, Nantes et de nombreuses villes appliquent cette règle. En cas de non-respect, la mairie peut mettre en demeure la copropriété, puis engager les travaux d’office aux frais des copropriétaires.
J’ai vu des copropriétés repousser le ravalement pendant quinze ans, pensant économiser. Le résultat : des infiltrations dans les appartements du dernier étage, un enduit qui se décolle par plaques et une facture finale 30 à 40 % plus élevée que si les travaux avaient été réalisés dans les délais. Pour comprendre où cette règle s’applique précisément, je vous renvoie à mon article sur le ravalement obligatoire tous les 10 ans.
L’obligation concerne l’ensemble de la façade : murs, corniches, balcons, garde-corps, volets. Le syndic de copropriété a la responsabilité d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée générale dès que le délai approche ou qu’un arrêté municipal est notifié.

Voir aussi À quelle saison faire son ravalement : les températures qui bloquent le chantier
Le vote en assemblée générale : quelle majorité appliquer
C’est le point qui génère le plus de confusion. La majorité requise dépend de la nature exacte des travaux votés :
- Majorité simple (article 24) : elle s’applique aux travaux d’entretien courant de la façade, comme un simple nettoyage ou une reprise ponctuelle d’enduit. Seuls les copropriétaires présents ou représentés votent, et la majorité des voix exprimées suffit.
- Majorité absolue (article 25) : c’est la règle pour un ravalement complet, car il s’agit de travaux d’amélioration ou de conservation de l’immeuble. Il faut recueillir la majorité des voix de tous les copropriétaires, y compris les absents.
- Passerelle article 25-1 : si la majorité absolue n’est pas atteinte mais que le projet recueille au moins un tiers des voix, un second vote à la majorité simple peut être organisé immédiatement ou dans les trois mois.
En pratique, sur mes chantiers, la passerelle de l’article 25-1 est utilisée dans près d’un cas sur trois. Les copropriétaires absents bloquent souvent le vote au premier tour, mais le second tour débloque la situation. Le syndic doit bien préparer le terrain en envoyant les devis et le diagnostic de façade au moins 21 jours avant l’AG, conformément à la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété.
Un point souvent oublié : si le ravalement inclut une isolation thermique par l’extérieur (ITE), la majorité requise peut monter à l’article 25, voire à la double majorité (article 26) si les travaux modifient l’aspect extérieur de l’immeuble de manière significative. J’ai vu un syndic faire voter un ravalement simple à l’article 24 alors que le devis incluait un bardage isolant : le vote a été contesté et annulé par le tribunal.
Répartition des charges : tantièmes, clés de répartition et cas particuliers
La règle de base est claire : les charges de ravalement se répartissent selon les tantièmes de copropriété inscrits dans le règlement de copropriété. Un copropriétaire qui détient 150/1000 tantièmes paiera 15 % de la facture totale.
Mais plusieurs situations compliquent cette répartition :
Copropriété avec plusieurs bâtiments
Quand l’immeuble comprend plusieurs bâtiments distincts, le règlement de copropriété prévoit souvent des clés de répartition spéciales. Seuls les copropriétaires du bâtiment concerné par le ravalement paient les travaux. Si le règlement ne prévoit rien, la jurisprudence considère que la façade est une partie commune générale : tous les copropriétaires contribuent, même ceux d’un bâtiment non ravalé. C’est une source majeure de conflits.
Commerces en rez-de-chaussée
Les lots commerciaux participent au ravalement au prorata de leurs tantièmes. Certains règlements anciens prévoient une répartition différente pour les locaux commerciaux, notamment quand leur vitrine occupe une grande surface de façade. Il faut vérifier les clauses du règlement avant tout calcul.
Balcons privatifs
La structure du balcon (dalle, garde-corps) est une partie commune ; le revêtement de sol est privatif. Le ravalement de la structure est donc réparti entre tous les copropriétaires. En revanche, si le devis inclut la réfection de l’étanchéité du sol du balcon, cette part revient au seul propriétaire du lot concerné.
| Élément de façade | Nature juridique | Répartition de la charge |
|---|---|---|
| Mur porteur extérieur | Partie commune générale | Tous les copropriétaires (tantièmes généraux) |
| Enduit, peinture de façade | Partie commune générale | Tous les copropriétaires (tantièmes généraux) |
| Corniche, bandeau | Partie commune générale | Tous les copropriétaires (tantièmes généraux) |
| Dalle de balcon, garde-corps | Partie commune | Tous les copropriétaires (tantièmes généraux) |
| Revêtement sol balcon | Partie privative | Copropriétaire du lot uniquement |
| Volets, persiennes | Partie privative (souvent) | Copropriétaire du lot, sauf règlement contraire |
| Descente d’eau pluviale | Partie commune | Tous les copropriétaires (tantièmes généraux) |
| Fenêtres (menuiseries) | Partie privative (le plus souvent) | Copropriétaire du lot uniquement |
Pour estimer le montant par m² de façade, consultez mon guide détaillé sur le prix d’un enduit de façade au m² qui détaille les coûts matériaux et main-d’œuvre.

Appels de fonds : calendrier, échelonnement et fonds travaux
Une fois le ravalement voté, le syndic procède aux appels de fonds. Le calendrier dépend de la décision prise en AG, mais voici les pratiques courantes :
- Appel unique avant travaux : le syndic appelle la totalité de la somme 30 à 60 jours avant le démarrage du chantier. C’est la méthode la plus simple mais la plus difficile pour les budgets serrés.
- Appels fractionnés : la somme est répartie en 2 à 4 appels, généralement trimestriels. Le premier appel intervient à la signature du devis, les suivants selon l’avancement du chantier.
- Utilisation du fonds travaux (loi ALUR) : depuis 2017, chaque copropriété doit alimenter un fonds travaux représentant au minimum 5 % du budget prévisionnel annuel. Ce fonds peut être mobilisé pour financer une partie du ravalement, réduisant ainsi le montant des appels exceptionnels.
La fiche service-public.fr sur les charges de copropriété détaille les règles d’exigibilité des appels de fonds. Un copropriétaire qui ne paie pas dans les délais s’expose à une mise en demeure par lettre recommandée, puis à une procédure judiciaire avec majoration et frais de recouvrement.
Mon conseil : anticipez. Dès que le sujet du ravalement apparaît à l’ordre du jour, même pour un simple diagnostic, commencez à provisionner. Sur un immeuble de 20 lots, j’ai accompagné une copropriété qui a étalé ses appels sur 24 mois avant le chantier : le jour J, 95 % des fonds étaient collectés et le chantier n’a subi aucun retard de trésorerie.
Voir aussi Ravalement d’une maison de 100 m² : le budget détaillé par poste
Coût d’un ravalement en copropriété : les chiffres par poste
Le budget d’un ravalement en copropriété se décompose en plusieurs postes. Voici les fourchettes que je constate sur les chantiers en 2026 :
| Poste | Prix au m² de façade | Part dans le budget total |
|---|---|---|
| Échafaudage (pose et dépose) | 15 à 25 €/m² | 20 à 25 % |
| Nettoyage haute pression | 5 à 15 €/m² | 5 à 10 % |
| Réparation enduit (piquage, reprise) | 20 à 45 €/m² | 25 à 35 % |
| Application enduit de finition | 15 à 35 €/m² | 20 à 30 % |
| Peinture de façade (2 couches) | 12 à 25 €/m² | 15 à 20 % |
| Traitement anti-mousse | 3 à 8 €/m² | 3 à 5 % |
| Honoraires maître d’œuvre | 5 à 10 % du montant HT | Variable |
Pour un immeuble de 4 étages avec 600 m² de façade, le budget global se situe entre 35 000 et 70 000 € HT pour un ravalement classique sans isolation. Si l’on ajoute une ITE, il faut compter 100 à 180 €/m² supplémentaires, mais des aides comme MaPrimeRénov’ Copropriétés peuvent couvrir jusqu’à 25 % du montant, dans la limite de 25 000 € par logement.
Le poste échafaudage pèse lourd. Pour un immeuble de 6 étages, il peut représenter à lui seul 15 000 à 20 000 €. C’est pourquoi certaines copropriétés choisissent de grouper le ravalement avec d’autres travaux en hauteur (réfection de toiture, remplacement de gouttières) pour mutualiser le coût de l’échafaudage. J’ai détaillé les budgets complets dans mon article sur le ravalement d’une maison de 100 m², qui donne une base comparable rapportée au m².
Copropriétaire qui ne peut pas payer : les solutions existantes
C’est la crainte numéro un des copropriétaires quand le ravalement est voté : comment financer sa quote-part quand elle atteint 3 000, 5 000 ou 10 000 € ? Plusieurs leviers existent :
Le prêt collectif copropriété
L’assemblée générale peut voter la souscription d’un prêt bancaire collectif au nom du syndicat des copropriétaires. Chaque copropriétaire choisit ensuite d’y adhérer ou non. Les taux sont généralement plus avantageux qu’un prêt personnel, car la banque considère l’ensemble de la copropriété comme emprunteur. Le remboursement s’étale sur 5 à 15 ans, et les mensualités sont intégrées aux charges courantes.
L’échelonnement individuel
Le syndic peut accorder un échelonnement de paiement à un copropriétaire en difficulté, sous réserve d’un accord formalisé. Ce n’est pas un droit automatique : c’est une facilité de gestion que le syndic peut proposer. En cas de refus, le copropriétaire peut toujours souscrire un prêt personnel auprès de sa banque.
Les aides financières
Plusieurs dispositifs peuvent alléger la facture :
- MaPrimeRénov’ Copropriétés : aide collective pour les travaux de rénovation énergétique, incluant l’ITE lors du ravalement. Le montant peut atteindre 6 250 € par logement pour un gain énergétique d’au moins 35 %.
- Éco-prêt à taux zéro collectif : jusqu’à 30 000 € par logement, remboursable sur 15 ans sans intérêts.
- Aides de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) : pour les copropriétaires aux revenus modestes, sous conditions de ressources.
- CEE (certificats d’économies d’énergie) : prime versée par les fournisseurs d’énergie pour les travaux d’isolation.
Sur un chantier que j’ai suivi à Angers, une copropriété de 18 lots a combiné MaPrimeRénov’ et CEE pour réduire de 40 % le reste à charge de chaque copropriétaire sur un ravalement avec ITE. Le montage du dossier a pris six mois, mais l’économie était considérable.

Déroulement du chantier et suivi par le syndic
Une fois le vote acquis et les fonds appelés, le chantier suit un processus structuré :
- Diagnostic de façade : un bureau d’études ou un façadier qualifié inspecte l’ensemble du bâtiment. Il identifie les fissures, les décollements d’enduit, les infiltrations et les pathologies du support. Ce diagnostic conditionne le choix de la technique de ravalement. Pour savoir quand il faut piquer et reprendre ou tout déposer, consultez mon guide sur comment refaire un enduit abîmé.
- Consultation des entreprises : le syndic, assisté éventuellement d’un maître d’œuvre, demande au minimum 3 devis comparatifs. Les devis doivent détailler chaque poste (échafaudage, préparation, enduit, finition) et mentionner les DTU applicables.
- Déclaration préalable de travaux : le ravalement modifie l’aspect extérieur du bâtiment, une déclaration en mairie est obligatoire. Le délai d’instruction est d’un mois. Pour les immeubles situés en secteur protégé (ABF), il faut compter deux mois et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Mon article sur le panneau de permis de construire détaille les formalités d’affichage.
- Installation de l’échafaudage : l’entreprise pose l’échafaudage en respectant les règles de sécurité (garde-corps, filets, bâchage). Les copropriétaires doivent être prévenus des nuisances (bruit, accès limité aux balcons).
- Réalisation des travaux : nettoyage, réparation du support, application de l’enduit ou de la peinture. La durée varie de 4 à 12 semaines selon la taille de l’immeuble et la complexité du chantier.
- Réception des travaux : le syndic, accompagné du conseil syndical et du maître d’œuvre, procède à la réception. Les réserves éventuelles sont consignées dans un procès-verbal. L’entreprise dispose d’un délai pour lever les réserves.
Le choix de l’enduit est déterminant pour la durabilité du ravalement. Sur un immeuble ancien avec des murs en pierre ou en moellons, j’insiste systématiquement pour utiliser un enduit à la chaux plutôt que du ciment, qui empêche la respiration du mur et provoque des désordres à moyen terme. Pour les constructions plus récentes, le choix entre enduit monocouche et enduit traditionnel dépend du budget et du rendu souhaité.
Locataire ou propriétaire : qui supporte la charge du ravalement
La question revient à chaque chantier : le propriétaire bailleur peut-il répercuter le coût du ravalement sur son locataire ? La réponse est non. Le ravalement de façade est une charge de copropriété non récupérable sur le locataire. Il s’agit d’un travail de conservation du gros œuvre, qui incombe exclusivement au propriétaire.
Le décret n° 87-713 du 26 août 1987 liste exhaustivement les charges récupérables auprès du locataire : le ravalement n’y figure pas. En revanche, le propriétaire peut déduire le montant des travaux de ses revenus fonciers s’il déclare au régime réel. C’est un avantage fiscal non négligeable, surtout quand la quote-part dépasse 5 000 €.
Pour approfondir la distinction entre les charges locataire et propriétaire en matière de façade, j’ai rédigé un article complet sur la question : peinture extérieure, locataire ou propriétaire, qui paie. Et si vous envisagez des travaux de peinture seuls (sans reprise d’enduit), mon comparatif des prix de peinture extérieure vous donnera les fourchettes actualisées.
Autre subtilité : si le ravalement s’accompagne d’une amélioration (ajout d’une ITE par exemple), le propriétaire peut demander une contribution au locataire à hauteur de la moitié des économies d’énergie estimées, pendant une durée maximale de 15 ans. Cette contribution doit être mentionnée dans le bail et reste encadrée par la loi.
À retenir
- Vérifiez la clé de répartition du règlement de copropriété avant toute discussion sur les charges : tantièmes généraux ou clé spéciale par bâtiment
- Exigez au minimum 3 devis détaillés avec mention des DTU et garantie décennale avant le vote en AG
- Provisionnez dès l’inscription du ravalement à l’ordre du jour : 24 mois d’anticipation évitent les impayés
- Explorez systématiquement MaPrimeRénov’ Copropriétés et l’éco-PTZ collectif si le ravalement inclut une isolation
- Le ravalement n’est jamais une charge récupérable sur le locataire : ne l’intégrez pas à la régularisation annuelle
Questions fréquentes
Quelle majorité faut-il pour voter un ravalement de façade en copropriété ?
Un ravalement complet se vote à la majorité absolue de l’article 25 (majorité de tous les copropriétaires, présents ou absents). Si cette majorité n’est pas atteinte mais que le projet obtient au moins un tiers des voix, la passerelle de l’article 25-1 permet un second vote à la majorité simple. Un simple nettoyage de façade, considéré comme de l’entretien courant, peut être voté à la majorité simple de l’article 24.
La répartition suit les tantièmes de copropriété inscrits dans le règlement. Un copropriétaire détenant 100/1000 tantièmes paiera 10 % du montant total. Dans les copropriétés à plusieurs bâtiments, le règlement peut prévoir une clé spéciale limitant la charge aux seuls copropriétaires du bâtiment concerné. Les parties privatives (volets, menuiseries) restent à la charge exclusive de chaque copropriétaire.Comment se répartissent les charges de ravalement entre copropriétaires ?
Non. Le ravalement de façade est un travail de conservation du gros œuvre qui incombe exclusivement au propriétaire. Le décret du 26 août 1987 liste les charges récupérables, et le ravalement n’y figure pas. Le propriétaire peut toutefois déduire ces travaux de ses revenus fonciers au régime réel. Seule exception : si le ravalement inclut une isolation thermique, le propriétaire peut demander une contribution au locataire correspondant à la moitié des économies d’énergie estimées.Le ravalement de façade est-il une charge récupérable sur le locataire ?
Plusieurs solutions existent : demander un échelonnement au syndic, adhérer au prêt collectif voté en AG (taux souvent avantageux, remboursement sur 5 à 15 ans), souscrire un prêt personnel, ou solliciter les aides de l’ANAH si les revenus sont modestes. L’éco-prêt à taux zéro collectif permet d’emprunter jusqu’à 30 000 € par logement sans intérêts quand le ravalement inclut une amélioration énergétique.Que faire si un copropriétaire ne peut pas payer sa quote-part de ravalement ?
Un copropriétaire peut voter contre, mais si le ravalement est adopté à la majorité requise, il est tenu de payer sa quote-part. La seule contestation possible est judiciaire : il faut saisir le tribunal dans un délai de 2 mois après la notification du procès-verbal d’AG, en invoquant un vice de forme ou un abus de majorité. En pratique, ces recours aboutissent rarement, surtout quand le ravalement répond à une obligation légale ou à un arrêté municipal.Peut-on s’opposer à un ravalement voté en assemblée générale ?
Pour un immeuble de 6 étages avec environ 800 à 1 000 m² de façade, le budget se situe entre 50 000 et 110 000 € HT pour un ravalement classique (nettoyage, réparation, enduit ou peinture). L’échafaudage représente à lui seul 15 000 à 25 000 €. Si le ravalement inclut une isolation par l’extérieur, le budget peut doubler, mais les aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ) permettent de réduire significativement le reste à charge.Combien coûte un ravalement de façade pour un immeuble de 6 étages ?
Façadier pendant 15 ans dans le Maine-et-Loire, Laurent Beaumont partage sur rairies-facade.fr son expertise en ravalement de façade, isolation thermique par l'extérieur (ITE) et techniques d'enduit. Des guides pratiques avec les prix réels et les retours de chantier.
Sources
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